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Merck KgaA en quête d'acquisitions

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L'allemand Merck est à la recherche d'acquisitions de médicaments génériques et de licences dans les produits éthiques. Merck avoue disposer d'une large capacité de financement, mais il « ne souhaite pas payer un prix exorbitant » dans le domaine des génériques. En ce qui concerne les médicaments éthiques, « nous avons besoin de produits supplémentaires, au-delà de Sarizotan et d'Erbitux » a confié Bernhard Scheuble, directeur général du groupe.
L'anticorps monoclonal (cetuximab), développé par ImClone, vient de recevoir une autorisation de mise sur le marché aux Etats-Unis pour le traitement du cancer colorectal métastatique. Merck en détient les droits de commercialisation en Europe ainsi qu'en Suisse, où l'homologation a été accordée fin 2003. Le dossier européen est en cours d'examen, et l'aval de la FDA donne pleine confiance à Merck quant à un feu vert prochain de l'EMEA. Le groupe s'attend aussi à une augmentation du chiffre d'affaires maximum de l'Erbitux. Les ventes pourraient atteindre à terme 500 millions d'euros. Merck compte également totaliser, au sein de son périmètre de commercialisation, 40 à 50 millions d'euros de chiffre d'affaires en 2004 pour cet anticancéreux vedette. Une année 2003 marquée par l'impact des taux de change L'exercice 2003 s'est conclu sur des résultats satisfaisants. Les ventes organiques du groupe ont crû de 7,3 %. Mais le chiffre d'affaires a enregistré une baisse prévue de 2,7 % à 7,2 millards d'euros, réduite de 9,7 % en raison de l'impact négatif des taux de change. Les ventes en Amérique du Nord (le tiers du chiffre d'affaires total) ont ainsi diminué de 11 % à 2,3 milliards d'euros. Les ventes européennes ont dépassé les 3 milliards d'euros, en hausse de 2 % (42 % du total). Le bénéfice net après intérêts minoritaires a quant à lui augmenté de 2,6 % à 208 millions d'euros. Et l'EBIT a atteint 538 millions d'euros, soit une légère baisse de 3,8 % malgré des charges exceptionnelles totalisant 198 millions d'euros, contre seulement 57 millions d'euros en 2002. Ces charges incluent notamment la restructuration planifiée d'installations de production et de recherche en France pour 71 millions d'euros (avec notamment la fermeture annoncée du site de Lyon-Lacassagne). Les coûts annuels de la R&D ont peu changé, à 605 millions d'euros. Par secteur, les ventes annuelles des activités pharmaceutiques ont progressé dans les trois divisions (médicaments éthiques, OTC et génériques), totalisant 3,30 milliards d'euros, en hausse de 4,8 %. Les ventes organiques des Produits chimiques ont augmenté de 8,7 %, mais les effets de change lui ont retiré 9,9 % et les cessions 3,4 %, aboutissant à une baisse de 4,6 % à 1,7 milliard d'euros. A noter que le chiffre d'affaires des Cristaux liquides s'est amélioré de 16 %, à 438 millions d'euros. Les ventes du secteur ont été tirées essentiellement par les écrans à cristaux liquides TFT de grande dimension pour ordinateurs. Mais la croissance la plus rapide est venue du marché émergent des écrans plats à cristaux liquides pour télévisions. Et Merck s'attend à ce que cette impressionnante croissance continue dans les années à venir. Enfin, la filiale VWR International, spécialisée dans la distribution de produits de laboratoire, a enregistré une baisse de 11 % de son chiffre d'affaires, à 2,43 milliards d'euros. Merck devrait d'ailleurs s'en séparer cette année (voir p.21) afin de se recentrer sur son cœur de métier, à savoir la pharmacie et la chimie. Pour les mêmes raisons, la société entend également céder les 50 % de participation qu'elle détient dans le joint-venture de produits orthopédiques BioMer. La transaction, dont le montant s'élève à environ 237 millions d'euros, devrait être finalisée dans le courant de ce trimestre, lorsque Merck aura enregistré 55 millions d'euros de revenu exceptionnel. Pour 2004, le groupe allemand prévoit une légère hausse des ventes Pharmacie, avec, pour la division Médicaments éthiques, la poursuite des procédures d'enregistrement d'Erbitux et de Niaspan en Europe. Le groupe vise également une place au sein du "top 3" mondial des génériqueurs. En ce qui concerne le secteur Chimie, les ventes de la division Cristaux liquides devraient afficher une formidable croissance, tandis que les ventes des autres divisions du secteur ne devraient enregistrer qu'une hausse modeste.

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