Nous suivre Industrie Pharma

Médicament : Ipsen cède une ex-star de son portefeuille

Sujets relatifs :

,
Le laboratoire français cède les AMM française de Ginkor Fort à GTC, en prévision de son déremboursement.
Ipsen a décidé de céder ses droits sur Ginkor Fort à GTF, en France, en Andorre et à Monaco, à compter du 1er janvier 2008. Selon cet accord, GTF paiera 10,5 millions d'euros au laboratoire de la famille Beaufour, qui restera néanmoins le producteur de ce médicament pour une période initiale de 5 ans. Ce médicament vedette, à base de troxérutine A, chlorhydrate d'heptaminol et extrait de Gingko biloba, est prescrit dans le traitement des “jambes lourdes”. Ipsen a précisé que « la vente de ce médicament leader sur le marché s'effectuait dans le contexte du retrait des médicaments veinotropes de la liste des spécialités remboursables à partir de l'année prochaine ». Le groupe cherche à « optimiser son portefeuille de médecine générale » pour réduire sa dépendance à ses médicaments vedettes. Sur 2006, Ginkor Fort a enregistré des ventes de 41,7 M€ (- 30 %). Depuis plusieurs trimestres, le groupe est pénalisé par « la baisse structurelle des prix des médicaments en France, en Allemagne, en Espagne ou en Italie » et par deux mesures spécifiques de déremboursement sur le Ginkor Fort (- 15 % en 2006) et le Tanakan (- 10 % en juillet dernier). Deux médicaments qui représentent 18 % de son chiffre d'affaires. Malgré ces mesures, Ipsen se dit « satisfait » de ses résultats au premier semestre 2007. Ses ventes ont progressé de 7,6 % à 463 M€, portées par la médecine de spécialité (10,6 %) et une forte croissance dans les pays émergents (+ 20 %). Un portefeuille de produits recentré sur les médicaments de spécialités Sur l'exercice fiscal 2007, Ipsen reste confiant et maintient son objectif de croissance de son chiffre d'affaires de 6,5 à 7,5 % par rapport à 2006, « malgré une concurrence accrue attendue au second semestre, notamment dans le domaine des désordres cognitifs en France ». Sa marge d'exploitation devrait même progresser de 22-23 % sur l'exercice. Des résultats que l'on peut en partie expliquer par le pari ambitieux du laboratoire familial: Ipsen consacre plus de 20 % de son chiffre d'affaires à sa R&D. Sa stratégie de désinvestissement dans la médecine générale au profit de l'oncologie, l'endocrinologie et les désordres neuromusculaires a payé. Ipsen devrait prochainement récolter les fruits de ses recherches. Il vient de recevoir l'homologation de nombreux médicaments qu'il juge très prometteurs, dans des indications médicales lourdes comme des maladies rares. On peut citer Decapeptyl (triptoréline) en onco-endocrinologie, Somatuline (acétate de lanréotide) dans le traitement de l'acromégalie, Dysport (toxine botulique A), dans les désordres musculaires. Il vient d'ailleurs tout juste de recevoir l'approbation des autorités de santé pour Increlex (mécasermine), une hormone traitant les retards de croissance et qui bénéficie du statut de médicament orphelin. Il devrait également bénéficier des ventes de produits reposant sur Autogel, son système de libération prolongée de médicaments peptidiques par injection, qui présente une amélioration pour le patient. Ces récentes innovations ont été tout récemment distinguées: Ipsen a décroché le “Prix spécial du Jury” des “Trophées du management de l'innovation” décerné la semaine dernière par le magazine l'Expansion, l'École des Ponts et le cabinet de conseil Bearing Point. C.G.

Bienvenue !

Vous êtes inscrit à la news Industrie Pharma

Nous vous recommandons

Kulminéo, une approche terrain pour booster la performance de l’industrie pharmaceutique

Expertise

Kulminéo, une approche terrain pour booster la performance de l’industrie pharmaceutique

Après 35 années de carrière en industrie et conseils multi-secteurs, Marc Jadot, fondateur et président de Kulminéo, s’est forgé une conviction profonde : « La performance[…]

Chloroquine/Covid-19 : « Je plaide pour son utilisation immédiate, très large, mais sous condition  »

Chloroquine/Covid-19 : « Je plaide pour son utilisation immédiate, très large, mais sous condition »

Les « pharma papers » dénoncent 14 millions de liens d'intérêts

Les « pharma papers » dénoncent 14 millions de liens d'intérêts

Patrick Hibon de Frohen : Nouveaux métiers ou mutations et évolutions des compétences ?

Patrick Hibon de Frohen : Nouveaux métiers ou mutations et évolutions des compétences ?

Plus d'articles