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Management/Elan nomme G. Kelly Martin au poste de directeur général

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Le groupe pharmaceutique irlandais Elan, a franchit une nouvelle étape pour retrouver la confiance des investisseurs et de ses actionnaires en nommant au poste de directeur général un ancien cadre de Merrill Lynch, après une année de tourmente, sur fond de débâcle boursière et pratiques comptables suspectes. Début février, Elan aura ainsi pour directeur général G. Kelly Martin, un américain de 43 ans, devenu, après vingt ans de carrière, un des hauts responsables de la banque d'investissements Merrill Lynch. " Kelly (Martin) possède toutes les qualités que nous avions définies pour le choix d'un nouveau directeur général ", s'est félicité le président d'Elan, Garo Armen. " Bien qu'il n'ait pas d'expérience directe dans l'industrie pharmaceutique, ses qualités exceptionnelles pour la direction et la stratégie d'entreprise font de lui un argument de poids pour aider Elan à se développer et à redevenir une entreprise leader ", a ajouté Garo Armen. Elan souligne notamment que " dans son dernier poste, G. Kelly Martin a redynamisé l'activité clients privés hors des Etats-Unis. Cette activité a ainsi dégagé des bénéfices au Japon pour la première fois ". Kelly Martin aura fort à faire pour redresser la situation du laboratoire, qui avait suscité bien des espoirs dans les années 90. Le groupe, spécialisé dans la recherche de traitements des maladies d'Alzheimer et de Parkinson, coté à Londres et New York, a vu sa capitalisation boursière fondre de plus de 90 % l'an dernier. De plus, son endettement a grimpé en flèche à plus de 3 milliards de dollars dont 1 Mrd $ vient à échéance fin 2003, tandis que les autorités américaines de régulation ont lancé une enquête sur ses pratiques comptables. Selon le régulateur américain du marché, Elan n'incluait pas les coûts de certains travaux de recherche et de développement dans son bilan financier. Ces révélations avaient coûté en juillet dernier son poste au précédent directeur général, Donald Geaney. Afin de remonter la pente, le laboratoire irlandais a entrepris un programme de cessions d'actifs de grande envergure, devant représenter un montant total de 1,5 milliard de dollars d'ici à fin 2003. Après avoir annoncé en août 2002 la suppression de 22 % de ses effectifs, soit environ 1 000 emplois, le groupe a procédé à plusieurs cessions de produits. Il a ainsi vendu l'antifongique Abelect (amphotericin B) à Enzon pour 370 M$, produit qui enregistre des ventes annuelles d'environ 50 M$, cession incluant également le site de production d'Indianapolis et la force de vente du produit, soit 60 employés. Elan s'est dans le même temps séparé des droits de vente de l'antalgique Actig (citrate de fentanyle) dans douze pays, au profit de la compagnie américaine Anesta (filiale de Cephalon), pour un montant de 50 M$. Enfin, la compagnie a cédé cinq produits dans le domaine de la dermatologie à GSK, ayant représenté en 2001 un chiffre d'affaires annuel de 62 M$ (et de 35 M$ au cours du premier trimestre 2002) pour un montant non dévoilé. Les produits concernés sont l'Aclovate, le Cutivate, le Temovate, l'Oxistat et l'Emgel. Dernier délestage en date, Elan a fait part le 31 décembre 2002 de la cession de sa filiale Athena Diagnostics, au fonds d'investissement Behram Capital, pour un montant de 82 M$. Cette opération porte, à 680 M$ le montant total des désinvestissements déjà réalisées par la compagnie, soit 45 % de ses objectifs. Lueur d'espoir pour la compagnie, les résultats cliniques de phase II de son médicament candidat l'Antegren (natalizumab) à la fois dans le traitement de la sclérose en plaques et de la maladie de Crohn, sont prometteurs. Et les essais de phase III ont déjà bien avancé, avec la finalisation du recrutement des patients. L'Antegren fait partie d'une nouvelle classe thérapeutique, les inhibiteurs des SAM (selective adhesion molecule), et est développé par Elan en partenariat avec Biogen. Ce produit, une fois commercialisé, aura toutefois à faire face non seulement aux nombreux traitements déjà commercialisés, comme le Rebif de Serono (interferon beta 1-a), le Copaxone (glatiramer) d'Aventis, l'Avonex (interferon beta 1-a) de Biogen, et le Betaferon de Schering AG.

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