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Lilly développe des traitements contre la maladie d'Alzheimer

À ERL WOOD MANOR, AUDREY FRÉEL
Lilly développe des traitements contre la maladie d'Alzheimer

Laboratoire de recherche à Erl Wood Manor au Royaume-Uni.

© © Tous droits de reproduction réservés à Lilly

A l'occasion de la journée mondiale Alzheimer en septembre dernier, le laboratoire américain Eli Lilly a fait un point sur ses programmes en cours de développement dans ce domaine. Un sujet primordial puisque cette maladie, qui a touché 36 millions de personnes dans le monde en 2010, ne possède à ce jour aucun traitement. Néanmoins, plusieurs molécules sont actuellement à l'étude chez différents laboratoires. A l'instar de Lilly qui en possède deux en phases avancées dans son pipeline de recherche. Le groupe concentre notamment ses efforts de recherche sur la molécule LY2886721, qui pourrait ralentir le développement de la maladie. Celle-ci est un inhibiteur de la b-secrétase (ou BACE), une protéine responsable de la formation des plaques amyloïdes. Ces dernières sont impliquées dans les troubles neurodégénératifs comme la maladie d'Alzheimer. Le LY2886721 est entré en phase II en juillet dernier. En outre, Lilly développe le solamezumab, un anticorps monoclonal ciblant les plaques amyloïdes. Si le solamezumab n'a pas atteint ses objectifs d'évaluation prioritaires lors de deux études de phase III, une analyse secondaire a démontré que la molécule pourrait ralentir la progression de la maladie chez des patients présentant un stade de développement de la pathologie précoce. Le groupe américain est actuellement en discussion avec les autorités réglementaires sur ce point, ce qui pourrait aboutir au lancement de nouvelles études. Lilly n'est pas le seul laboratoire à être confronté à des difficultés. Janssen, Pfizer et Elan ont mis récemment fin aux études qu'ils menaient conjointement sur le bapineuzumab, un anticorps monoclonal en phase III. Celui-ci ciblait également les plaques amyloïdes chez des patients atteints de la maladie à un stade précoce ou modéré. Autre challenge pour les laboratoires : développer des outils de diagnostic pour cette pathologie. Actuellement, les malades sont principalement diagnostiqués à partir de signes cliniques, une méthode qui n'est pas fiable à 100 %. Dans ce cadre, Lilly a mis au point un agent radioactif, le florbetapir, qui se fixe aux plaques amyloïdes. Il est ensuite possible de déterminer leur présence ou non via une tomographie par émissions de particules (PET). Le florbetapir constitue cependant une méthode complémentaire aux autres outils de diagnostic car les plaques amyloïdes peuvent aussi être présentes dans le cerveau de personnes âgées sans troubles cognitifs ou de patients souffrant d'autres maladies neurologiques. Lilly a obtenu en avril 2012 l'approbation de la FDA pour ce biomarqueur, qui sera lancé sous le nom Amyvid.

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