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Les génériques toujours en effervescence

Les grandes manœuvres dans les génériques sont loin d'être terminées. Il y a bien sûr le dossier Merck, dont la filiale n'est plus convoitée que par trois repreneurs, tous industriels, selon le quotidien Handelsblatt: l'allemand Stada, l'israélien Teva, et l'américain Mylan Laboratories. Une liste qui a fondu comme neige au soleil en raison du montant que cette opération pourrait atteindre, plus de 4,8 milliards d'euros selon la presse économique. Ce sont d'abord les indiens Ranbaxy et Dr Reddy's qui ont jeté l'éponge, suivi par l'islandais Actavis. Ce dernier avait déjà dû renoncer au rachat du génériqueur croate Pliva l'an dernier, cédant la place à l'américain Barr Laboratories. La raison du renoncement d'Actavis, sixième acteur mondial du secteur, est encore le prix: « Nous considérons qu'aux niveaux de prix discutés, la transaction n'aurait pas permis de dégager assez de valeur pour nos actionnaires, malgré les fortes synergies qu'une telle acquisition aurait offert », a indiqué le groupe. Avant de préciser qu'il dispose néanmoins « de ressources financières nécessaires au lancement d'acquisitions d'envergure », et qu'il reste à l'affût d'autres opérations de croissance externe. Mais le laboratoire islandais vient de rendre public un nouveau rebondissement: son président, Bjorgolfur Thor Bjorgolfsson, a annoncé qu'il allait lancer une OPA sur son propre groupe, dont le montant s'élèvera à environ 2 Mrds h. Une opération qui sera financée exclusivement par de la dette. Le dirigeant est déjà le principal actionnaire d'Actavis, avec 39 % du capital, qu'il détient notamment via le fonds d'investissement Amber International. L'OPA sera menée par l'intermédiaire d'une autre structure détenue par Thor Bjorgolfsson, Novator Group. Pourquoi cette opération? L'investisseur estime qu'il sera plus facile de développer et de gérer la société si elle n'est plus cotée en Bourse. « Le secteur des génériques a subi de profonds et rapides changements ces dernières années », estime-t-il, « et nous pensons qu'il est important pour le succès d'Actavis qu'elle soit délistée dès que possible, afin notamment de ne plus avoir à répondre aux exigences de communication et de transparence liées à sa cotation ». En clair, pour vivre heureux, vivons cachés. Une fois l'opération finalisée, « nous comptons adopter un mode de gestion plus risqué et plus entrepreneurial ». Une manière de dire peut-être que l'actuelle cotation a freiné les volontés d'expansion et de croissance externe que Thor Bjorgolfsson jugeait nécessaires. Deux acquisitions majeures manquées ont sans doute eu raison de la patience de l'homme d'affaires, le premier Islandais à être devenu milliardaire selon Forbes. Difficile d'en savoir plus auprès d'Actavis, et de connaître la réaction du comité de direction et des actionnaires. En attendant plus d'informations, il est un joyau des génériques français, Biogaran, numéro deux du secteur en France derrière Merck, qui continue d'aiguiser les appétits. Selon Les Échos, Teva aurait approché Servier pour lui racheter sa filiale. Mais Jacques Servier se refuse toujours à s'en séparer, tout comme il se refuse à faire entrer son groupe en Bourse. Un point de vue qu'il partage avec
Thor Bjorgolfsson. n Cédric Ménard

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