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Les Français se sentent mal informés

Sylvie Latieule
Les Français se sentent mal informés

Seules 14 % des personnes interrogées ont mentionné l'industrie comme acteur de la recherche.

© © Sanofi

LANCÉ FIN 2012, LE PREMIER BAROMÈTRE LIR/IFOP NOUS ÉCLAIRE SUR LA PERCEPTION DES FRANÇAIS DE L'INNOVATION THÉRAPEUTIQUE ET DE SES GRANDS ACTEURS.

Dans sa mission de réflexion et de contribution au débat sur la santé, le LIR* (Think Tank Innovation Santé rassemblant 16 filiales françaises de laboratoires pharmaceutiques internationaux), lance son premier baromètre LIR/Ifop** de l'innovation thérapeutique en France. Il ressort que pour 63 % des personnes interrogées, l'innovation thérapeutique évoque la mise au point de traitements mieux adaptés à la vie quotidienne. Pour 58 %, il s'agit de l'émergence de nouveaux médicaments. Pour 46 %, l'innovation thérapeutique consiste en l'amélioration des techniques chirurgicales. Cependant, 69 % des Français se disent mal informés au sujet de ces avancées et l'étude montre qu'ils ont une mauvaise connaissance des acteurs qui font l'innovation thérapeutique. En effet, 35 % des sondés estiment que les organismes publics de recherche comme l'Inserm, le CNRS et l'Inra sont à l'origine de l'innovation thérapeutique en France, 29 % citent la collaboration publique/privée entre chercheurs. Seules 14 % des personnes interrogées mentionnent les industriels de la recherche pharmaceutique.

Près de 3 Français sur 4 considèrent que les cancers sont les maladies pour lesquelles l'innovation thérapeutique a été la plus forte ces vingt dernières années, suivis du sida (50 %) et des maladies cardiovasculaires (34 %). Pour ce qui est de l'oncologie, 95 % des personnes sondées estiment que l'innovation thérapeutique a contribué à accroître les chances de survie après un cancer. Parmi les cancers ayant bénéficié le plus de l'innovation thérapeutique ces vingt dernières années : 84 % mettent en tête le cancer du sein, 35 % le cancer de la prostate, 27 % le col de l'utérus et 23 % le cancer du côlon. « Il apparaît que les cancers au sujet desquels les Français jugent que les effets ont été significatifs sont à la fois ceux parmi les plus fréquents, comme le sein et la prostate, et ceux ayant fait l'objet des plus importantes campagnes de prévention et de dépistage », affirme Damien Philippot.

Pour les dix années à venir, les maladies où les progrès sont envisagés sont à 54 % les cancers et à 52 % la maladie d'Alzheimer. Les Français indiquent qu'ils souhaitent que la recherche en oncologie se concentre autour des cancers de l'enfant (40 %), des tumeurs du cerveau (35 %), des leucémies (30 %) et du cancer du poumon (29 %). En ce qui concerne les améliorations possibles de l'innovation thérapeutique en oncologie, 65 % des personnes interrogées font état d'un souhait très clair en faveur d'une augmentation des chances de guérison devant la possibilité de mieux vivre au quotidien (19 %) et la prolongation de la vie ou encore une meilleure prise en charge de la douleur, deux avancées marginalement citées (8 % chacune).

*LIR : Les entreprises internationales de recherche.

**Étude réalisée par l'Ifop pour le LIR auprès de 1013 personnes, représentatives de la population française âgée de 18 ans et plus, par questionnaire auto- administré en ligne du 29 au 31 octobre 2012.

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