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Les équipementiers profitent d'un marché florissant

Le développement des équipementiers traditionnels et l'arrivée de start-up ou de fabricants issus d'autres secteurs d'activité témoignent du dynamisme de l'activité dans la région Auvergne-Rhône-Alpes.

 

SALLE PROPRE : Vêpres Constructions, la salle blanche en Isère

 

À sa création, la société Vêpres était bien éloignée du marché des salles propres. « Le fondateur, Francis Vêpres, construisait des chalets à Pra-Loup, Chamrousse, entre autres », précise Cédric Mercier, le directeur général de Vêpres. Des chalets de montagne à la salle propre, il y a un fossé, que l'installation du CEA dans l'agglomération grenobloise a aidé à franchir, dès la fin des années 60. Le centre de recherche du Commissariat à l'énergie atomique a généré une demande très spécifique amorçant la réelle mutation vers une offre dédiée à la salle propre, qui vivait à l'époque ses balbutiements. Au début des années 80, Vêpres Constructions a ainsi complètement basculé son activité vers la salle propre, « boosté » également dans les années 90 par la présence en Isère de STMicroelectronics. Vêpres déploie aujourd'hui son offre en deux volets : à la fois comme activité de service mais aussi comme contractant général capable de mener des chantiers par lot ou tous corps d'état. « Actuellement, sur un chantier de conception de salles propres, nous sommes capables de traiter la totalité des lots », souligne Cédric Mercier. L'activité de modification et d'entretien des salles propres représente son activité principale avec des clients provenant de secteurs variés allant de l'électronique à la pharma. « Pour le poids de ces différents secteurs, cela dépend des années et des chantiers en cours, notre dernier chantier avec Fareva a, par exemple, « boosté » le secteur pharma dans notre chiffre d'affaires », résume Cédric Mercier qui constate par ailleurs que tous les feux sont au vert sur l'activité santé : « la croissance est clairement plus forte qu'avant ». Dans les activités récentes, la société Vêpres a ainsi récemment terminé un chantier pour Amplitude, un fournisseur de prothèses médicales, à Valence (Drôme). Au total près de 130 m2 de salles blanches ont été réalisées. Des travaux menés avec une contrainte de temps particulièrement importante : « ce chantier a nécessité 4 à 6 semaines d'études avant de lancer les commandes et la réalisation proprement dite dure ensuite trois mois ». Le directeur général souligne la principale difficulté dans le calendrier du chantier : la gestion des approvisionnements des produits et équipements qui constituent la salle propre, des options qui dépendent du choix des clients. Au sujet des nouvelles dynamiques économiques dans la région, le directeur général se veut positif : « Nous sommes dans une dynamique économique plutôt bonne ». N. V.

 

PROCESS : Gecitech s'agrandit à Mions

 

Créée en 1986, la société Gecitech est spécialisée dans la fabrication et l'assemblage de raccords et de flexibles. Elle vient d'acquérir un nouveau bâtiment afin de renforcer son activité dans la chimie.

Basée à Mions, près de Lyon, la société Gecitech a toujours été spécialisée dans le domaine des raccords et des flexibles. « À l'origine, nous avions plutôt un rôle de bureau d'étude et de commerciaux. Nous avons commencé en 1992 à intégrer la production de raccords en inox, puis en 1997, la fabrication de tuyaux en silicone. Au début, c'était plutôt pour l'industrie, puis nous nous sommes diversifiés dans les domaines agro-alimentaire, pharmaceutique, cosmétique et biotechnologique », détaille Patrick Favre, PDG de Gecitech. « Nous fabriquons les tuyaux, les raccords et nous faisons l'assemblage. Nous avons une intégration globale, ce qui est unique en France. La plupart de nos confrères français achètent les tuyaux et les raccords et font uniquement l'assemblage ». Parmi ses clients, Gecitech compte, par exemple, Novartis, Lilly, ou encore Sanofi. « Sur leurs lignes de production il y a des liaisons flexibles souples. Pour les fabriquer, nous travaillons dans une salle blanche pour ne pas polluer nos produits en cours de production. Nos tuyaux doivent être stérilisables, grâce à des nettoyages à la vapeur, à l'eau chaude, au solvant ou à l'autoclave. Ils sont donc prévus pour avoir des tenues aux températures assez élevées et des qualités intrinsèques des silicones qui ne viennent pas polluer les produits », poursuit Patrick Favre. À l'heure actuelle, l'entreprise compte une centaine de salariés. « En tout, nous produisons environ 5 000 tuyauteries assemblées par mois et nous transformons un peu plus de 300 tonnes d'inox par an. Nous fabriquons tout type de raccordement avec des normes internationales », souligne Patrick Favre. 45 % de la production est exportée, dans 50 pays, par le biais de distributeurs et Gecitech est implantée en direct aux États-Unis et au Japon.

La société est également en train de mettre en place une nouvelle filiale en Inde. Par ailleurs, elle a fait l'acquisition d'un nouveau bâtiment de 1 600 m² contigu au sien dans la zone industrielle de Mions. « Nous y avons transféré tout le service maintenance de l'entreprise et le but de ce nouveau bâtiment est de renforcer notre activité dans la chimie fine et la chimie lourde », conclut Patrick Favre. A.-G. M.

 

EMBALLAGE - DISPOSITIF : Stiplastics investit 5 M€ à Saint-Marcellin

 

Le producteur de solutions plastiques pour la pharmacie a investi 5 millions d'euros pour la construction d'un site d'injection sur son usine de Saint-Marcellin (Isère). Cette installation s'étendant sur 6 000 m2 va abriter, dès l'été prochain, 23 presses à injecter, dont une de 300 tonnes. Le site pourrait accueillir 12 presses supplémentaires selon les besoins en injection. « Stiplastics disposera, dès septembre 2017, d'un seul et unique site de 10 000 m2 regroupant l'ensemble de ses activités et ses 90 salariés. Au total, la société aura investi 8,6 millions d'euros (...) afin de moderniser son outil de production et rester compétitive dans l'univers de la santé. Pour atteindre le chiffre d'affaires de 20,8 M€ que nous visons à la fin mars 2018, cette usine 4.0 tournera à plein régime dès la rentrée », déclare Jérôme Empereur, p-dg de Stiplastics. Le groupe avait acquis en 2014 une réserve foncière de deux hectares sur Saint-Marcellin, en vue d'accroître ses capacités de production. En 2015, il y a construit une unité de complémentarité et d'assemblage de 2 300 m2. Stiplastics y a bâti, en 2016, des locaux pour y transférer ses équipes administratives, R&D et marketing. Enfin, la société y a regroupé, en 2017, ses activités de production provenant de son site historique de Beauvoir-en-Royans (Isère). Du côté de la croissance externe, Stiplastics (78 collaborateurs) a mis la main en 2016 sur les actifs d'Airpole, spécialisé dans les dispositifs à visée respiratoire. Créée en 1985, Stiplastics est spécialisée dans la conception, le développement spécifque et la fabrication de dispositifs médicaux. La société propose par ailleurs des systèmes de dosage, de bouchage et des contenants inviolables. D. O

 

ANALYSE : les microbilles étalons d'Anaquant

 

Anaquant est une start-up lyonnaise, spécialisée dans les bioanalyses utilisant la spectrométrie de masse pour des entreprises du secteur pharmaceutique. La jeune entreprise développe aujourd'hui son offre produit avec la technologie Readybeads. Pour le lancement de ce produit, Anaquant emploie ainsi une image originale pour afficher ses ambitions : celle de devenir le Nespresso de la préparation d'étalons, c'est-à-dire fournir le standard universel pour que chaque analyse ait une base identique. Le lancement de Readybeads est né du constat que la préparation des échantillons biologiques, notamment celle des molécules étalons, indispensables à la recherche et au développement de nouveaux médicaments, ainsi qu'au suivi thérapeutique, est trop complexe et génère d'importants risques d'erreurs. Readybeads est une technologie qui permet de disposer d'étalons sous forme de microbilles de polymère, prêtes à l'emploi. Il suffit ainsi d'incorporer ces billes à des échantillons, et les étalons sont libérés à une concentration reproductible en moins de trois minutes. Anaquant souligne également que sa technologie peut être mise en place au sein de tous les laboratoires d'analyse et nécessite peu de formations. L'offre se décline sous forme de production sur mesure, selon les besoins des clients. Elle sera aussi déployée sous forme de kits. Pour lancer au mieux sa nouvelle technologie, Anaquant a récemment levé des fonds auprès des Health Angels Rhône-Alpes, association qui favorise le financement des start-up dans la santé et les sciences de la vie. Cette levée a pour objectif de se donner les moyens de mettre en place sa stratégie commerciale et de permettre un effet levier pour un second tour de table prévu auprès des banques publiques et privées. Anaquant vise à se développer en Europe, par une commercialisation en direct en Suisse et en Belgique, par l'ouverture d'une filiale, en Allemagne et par une stratégie commerciale basée sur le numérique pour le reste de l'Europe. La start-up a ainsi en ligne de mire l'objectif de réaliser 80 % de son chiffre d'affaires à l'export. La jeune entreprise Anaquant a été créée, fin 2014, par Jérôme Lemoine et Tanguy Fortin, ancien de chez BioMérieux. N.V.

 

PROCESS : Busch s'installe en région Auvergne-Rhône-Alpes

 

Le spécialiste des pompes à vide Busch a annoncé l'acquisition d'un atelier à Frontonas dans l'Isère. Implanté stratégiquement près de grands axes routiers et de l'aéroport de Lyon-Saint-Exupéry, ce centre de 300 m2 est dédié à la réparation des produits pour les clients de la région. « La majorité des pompes que nous traitons provient du nord de la France. Avec ce nouvel atelier, nous souhaitons offrir ce même service de proximité à nos clients du sud pour garantir une excellente réactivité », insiste Pascal Battisacchi, responsable SAV chez Busch. Opérationnel depuis le 1er février, cet atelier isérois va seconder celui de Busch à Lisses (Essonne). Cette installation fournira également des services de conseil, d'aide à l'installation et à la mise en service de pompes. Des possibilités d'extension sont envisageables selon le besoin, le site de Frontonas s'étendant sur plus de 2 000 m2. « Nous allons embaucher deux spécialistes avec un objectif de cinq collaborateurs, d'ici à deux ans », ajoute Pascal Battisacchi. Le groupe indique que « d'autres implantations régionales sont prévues dans les années à venir pour un maillage complet de l'Hexagone ». Comptant plus de 3 000 collaborateurs dans ses rangs, Busch s'appuie sur 60 filiales dans 42 pays et des représentations dans une trentaine d'autres. D. O.

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