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Les biotechs françaises à la traîne

A.F.

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A l'instar de l'association France Biotech, qui a récemment présenté son panorama des sciences de la vie, le Leem vient de publier son « Observatoire 2011 des biotechnologies de santé en France ». « Cette étude est différente du panorama de France Biotech car les périmètres sont différents, mais, au final, les mêmes problèmes ressortent », précise Annick Schwebig, présidente du Comité biotechnologies du Leem. Réalisé en 2011, le rapport du Leem a pour objectif de dresser un profil des biotechs françaises, de comparer la position française aux autres pays dans le monde et d'apporter des pistes de travail futures. 446 sociétés de biotechnologies ont été recensées dans l'Hexagone, dont la majorité (388) sont des PME. Deux régions prédominent : l'Île de France (37 % des biotechs) et Rhône-Alpes (18 %) qui regroupent 55 % des entreprises et 80 % du chiffre d'affaires de la filière. Avec un effectif de 11 000 personnes, ces entreprises comptaient environ 150 produits en développement clinique en 2010. Elles sont princi- palement positionnées en oncologie et infectiologie. Sur ce panel, 266 sociétés se focalisent sur les produits de santé, 155 sont dédiés aux services et 25 développent à la fois des produits et des services. 80 % des produits en développement clinique appartiennent au domaine de l'immunothérapie et des molécules chimiques issues des biotechnologies. Au niveau mondial, la France est assez bien positionnée en terme de nombre d'entreprises. En revanche, les sociétés de biotechnologies françaises emploient nettement moins de salariés que leurs voisins européens. Avec un effectif moyen de 34 salariés, l'Hexagone est largement en dessous des États-Unis (63 salariés en moyenne), l'Allemagne (77), de la Suisse (81) et du Danemark (146). Même constat pour le chiffre d'affaires de l'ensemble des biotechs françaises, qui s'élève à 1,5 milliard d'euros, contre 6,2 Mrds € en Allemagne et 7,9 Mrds € en Suisse. En tout, les biotechs européennes ont généré 29 Mrds $, loin derrière les États-Unis (62,9 Mrds €). Les entreprises euro- péennes sont aussi moins bien capitalisées avec 41 Mrds € (4,3 Mrds € en France) contre 219 Mrds € aux États-Unis. Elles investissent également trois fois moins en recherche et développement (9,5 Mrds € en Europe contre 30 Mrds € Outre-Atlantique). Pour rattraper ce retard, le Leem a élaboré trois pistes de travail. En premier lieu, il souhaite faciliter les 2e et 3e tours de financements, de plus en plus difficiles à orchestrer pour les biotechs, en créant un fonds de croissance spécifique à ces phases de financement. L'association veut également développer les partenariats, notamment public-privé, dans ce secteur pour renforcer le développement des entreprises et leur permettre d'atteindre la phase de pré-industrialisation. Enfin, la création d'un « hub » numérique de mise en commun des offres de formation et des expertises sera aussi à l'étude.

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