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Le LFB décroche la timbale en Arabie Saoudite et gonfle son capital

Camille Boulate

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Large augmentation de son capital, un contrat de 900 M€ en Arabie Saoudite, le Laboratoire de Fractionnement et des Biotechnologies (LFB) vient d'annoncer plusieurs opérations d'envergure. De quoi poursuivre sa croissance, notamment à l'international.

Le LFB ne cache plus ses ambitions internationales. L'entreprise spécialisée dans les médicaments dérivés du plasma vient de signer un protocole d'accord de 900 millions d'euros avec le Fonds souverain saoudien. L'annonce, qui a été faite par le Premier ministre Manuel Valls dans le cadre d'une série de contrats et de lettres d'intention signés avec l'Arabie Saoudite la semaine dernière et représentant 10 Mrds €, prévoit notamment la construction d'une usine de fractionnement dans le pays. « Ce protocole d'accord correspond à un engagement du ministère saoudien d'acheter pendant dix ans les produits dérivés du plasma sortant de cette usine », nous précise une porte-parole du LFB. Cette annonce est l'aboutissement de plusieurs années d'échanges entre l'entreprise française et le ministère saoudien. Il y a deux ans, le LFB avait remporté l'appel d'offres pour ce projet d'usine en Arabie Saoudite. À l'époque, ce projet était évalué à seulement 200 M€. « Cette somme faisait uniquement référence au montant estimé pour la construction de l'usine », précise le LFB. Une construction dont les détails doivent encore être affinés au fil des semaines. « Il s'agit d'un protocole d'accord. Les aspects juridiques et économiques pour le LFB restent à finaliser », souligne l'entreprise française. Toutefois, ce nouveau site de production devrait rayonner sur l'ensemble de la région. « Le projet porte sur une usine avec des capacités importantes, elle devrait pouvoir couvrir des besoins au-delà de l'Arabie Saoudite », indique le LFB. Le protocole d'accord prévoit par ailleurs des transferts de technologies de la part du laboratoire français au sein de l'usine saoudienne, une fois celle-ci sortie de terre. Un transfert des compétences qui passe également par la formation du personnel. « Cela fait partie intégrante du protocole. Car il ne suffit pas de transférer les technologies. Ainsi, comme nous l'avons fait pour notre partenariat avec le Brésil, le projet est de former du personnel dans nos laboratoires qui sera ensuite habilité à former dans l'usine saoudienne », indique le LFB.

Le LFB, qui se revendique comme le sixième acteur mondial dans le domaine des médicaments dérivés du plasma et le leader en France, entend réaliser la moitié de son chiffre d'affaires à l'export d'ici à cinq ans. En 2014, sur les 501,9 M€ de chiffres d'affaires générés, 28 % de ses revenus provenaient de l'étranger. Au total, le groupe commercialise aujourd'hui une vingtaine de produits dans 40 pays.

 

Une augmentation de capital de 230 M€

 

Par ailleurs, pour poursuivre sa stratégie internationale, le LFB compte sur son augmentation de capital fraîchement annoncée et souscrite à 100 % par l'État français. Le feu vert est venu de Bercy, il y a quinze jours. Dans un arrêté, daté du 5 octobre et publié samedi 10 octobre, le ministre des Finances, Michel Sapin, et le ministre de l'Économie, Emmanuel Macron, ont indiqué que « la souscription par l'État à l'augmentation de capital réalisée par la société LFB SA pour un montant de 230 millions d'euros, représentant 4,6 millions actions nouvelles d'une valeur nominale de 50 euros, est autorisée ». L'opération doit se dérouler en « quatre étapes successives » entre octobre 2015 et avril 2018 au plus tard, selon le calendrier indiqué par le LFB. La première souscription, qui se clôturait le 16 octobre, devrait permettre à l'entreprise spécialisée dans les dérivés du plasma de lever 60 M€. À l'issue des quatre souscriptions, LFB affichera un capital social de 280 M€ divisés en 5,6 millions actions. « Une augmentation de capital qui vise à soutenir le développement du groupe LFB dans les prochaines années », indique l'entreprise, notamment la construction de l'« Usine 2020 », dont la construction a été annoncée en juillet. Cette future usine située dans la communauté urbaine d'Arras (Pas-de-Calais), représente 300 M€ d'investissement et doit « permettre de tripler d'ici à dix ans la capacité globale de production de médicaments dérivés du plasma, d'optimiser les coûts » mais aussi d'augmenter les ventes du laboratoire à l'international.

Le LFB en chiffres

Création : en 1994 Nombre de produits : 23 Salariés : 2016, dont 1 634 en France Chiffre d'affaires : 501,9 M€ en 2014

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