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Le Leem met le Codeem sur les rails

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Le Leem met le Codeem sur les rails

S'il avait existé, le Codeem aurait eu à se prononcer sur l'affaire du Mediator.

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MAJORITAIREMENT COMPOSÉ DE PERSONNALITÉS EXTÉRIEURES À L'INDUSTRIE DU MÉDICAMENT, LE NOUVEAU COMITÉ VEILLERA À FAIRE RESPECTER LES RÈGLES D'ÉTHIQUE DE LA PROFESSION.

Initiée en 2010 dans le cadre du plan stratégique du Leem, la création du Codeem (Comité de Déontovigilance des Entreprises du Médicament) est aujourd'hui effective. Cette nouvelle instance d'onze membres, majoritairement composée de personnalités extérieures à l'industrie du médicament, veillera « à promouvoir et à faire respecter les règles d'éthique de la profession », avec en toile de fond l'affaire du Mediator. Reconnu pour son expertise des questions déontologiques appliquées à la vie des affaires et aux entreprises, Yves Medina a été choisi pour présider le Codeem. Conseiller maître honoraire à la Cour des comptes, membre de la Commission de déontologie de l'Etat, président du Cercle d'éthique des affaires (CEA), il a été précédemment associé en charge des questions de déontologie au sein du cabinet PricewaterhouseCoopers. Organe de veille déontologique, le Codeem sera chargé d'émettre des recommandations en matière de pratiques responsables. Ces recommandations seront rendues publiques. Il effectuera un travail de sensibilisation auprès des entreprises du médicament, qui pourront également le saisir directement pour avis.

Le Codeem aura également un rôle de médiation en cas de litige portant sur des questions de déontologie entre laboratoires ou entre associations de patients et laboratoires et un pouvoir de sanction en cas de non-respect des règles déontologiques, allant de la simple mise en garde à la proposition de radiation du Leem.

Interrogé sur l'affaire du Mediator par l'AFP, Yves Medina a notamment estimé que « si le Codeem avait existé, à un moment donné (...) il aurait été amené à se prononcer », soit en étant saisi, soit en se saisissant lui-même, compte tenu des informations qui circulaient, notamment le livre d'Irène Frachon. « Le Codeem aurait été sollicité et probablement, il aurait été sévère dans ses décisions », a déclaré Yves Medina.

Christian Lajoux, président du Leem, a également jugé que le conseil d'administration du Leem aurait saisi le Codeem dès la publication du livre d'Irène Frachon, paru à l'été 2010, pour demander une enquête. « Il y aurait eu une phase d'instruction et de partage avec le conseil d'administration beaucoup plus rapide », a-t-il ajouté.

« Nous devons aux patients, aux citoyens, et à nous-mêmes, la plus grande vigilance dans la conduite de nos activités. Nos entreprises évoluent dans un environnement législatif et réglementaire parmi les plus rigoureux qui soient. S'y ajoutent des prescriptions déontologiques, d'une lecture parfois complexe, qu'il nous appartient de traduire en actes. Le Codeem doit nous y aider », a conclu Christian Lajoux.

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