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Le Leem et l'Afssaps s'engagent sur leur vigilance

J.C.

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L'Assurance-Maladie et les mutuelles portent plainte

La longue liste des plaignants dans l'affaire du Mediator de cesse de s'allonger. La Caisse nationale de l'Assurance-maladie entend déposer une plainte pour « escroquerie et tromperie aggravée » contre les Laboratoires Servier, non seulement pour les remboursements du médicament mais aussi pour les remboursements des soins consécutifs à la prise du Médiator. La Mutualité française, qui regroupe les mutuelles, compte parallèlement déposer une plainte similaire.

Il y a parfois de très malheureuses coïncidences. La diffusion sur Internet de plusieurs vidéos publicitaires au goût très douteux détournées et destinées aux visiteurs médicaux de Lilly pour une meilleure promotion de certains médicaments du laboratoire américain est évidemment très malvenue. Si la direction de Lilly s'est empressée dans la foulée de condamner ces initiatives qui auraient échappé à son contrôle, cela ne fait pas les affaires du Leem et de l'Afssaps qui bataillent ces dernières semaines pour circonscrire les retombées du scandale du Mediator. Lors de ses vœux annuels repoussés à l'extrême limite du 31 janvier, le Leem a d'ailleurs réaffirmé son engagement à œuvrer avec les autorités sanitaires et les pouvoirs publics à « une réflexion sans concession du système dans lequel nous évoluons » et à faire des « propositions concrètes pour que des cas comme le Mediator ne se reproduisent pas », a martelé Christian Lajoux. Le président du Leem a insisté sur le fait que « les industriels ont été fortement interpellés par cette situation et par ce rapport de l'Igas », lequel n'est « pas emblématique de ce qui se passe dans l'industrie du médicament ». Au-delà du rappel des avancées accomplies ces dernières années (certification de la visite médicale, mise en place des plans de gestion de risques, transparence des essais cliniques... ), le Leem se dit prêt à collaborer avec les autorités compétentes pour renforcer les moyens de contrôle, comme l'amélioration du système de pharmacovigilance ou le renforcement des études épidémiologiques, ou pour améliorer et apporter plus de transparence aux relations des industriels avec les autorités et les professionnels de santé.

Du côté des autorités sanitaires, l'Afssaps a publié le 31 janvier une liste de 77 produits, soit 12 classes de médicaments et de vaccins faisant actuellement l'objet de plans de gestion de risques. Ce suivi particulier et renforcé concerne depuis 2005 tout nouveau médicament mis sur le marché mais inclut également tous les produits générant des « signaux de risques ». Notamment les antidouleurs Di-Antalvic et Propofan ou le buflomédil, un vasodilatateur de Cephalon et ses copies génériques, qui devraient être retirés de la vente dans les toutes prochaines semaines. L'Afssaps estime que la publication d'une telle liste est une « première en Europe ».

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