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Le Laboratoire M. Richard équipé par Markem-Imaje

À SAULCE, SYLVIE LATIEULE

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Le Laboratoire M. Richard équipé par Markem-Imaje

L'unité « stick pack poudre » a été équipée d'un système d'impression datamatrix.

© © Markem-Imaje

LA DATE BUTOIR DU 31 DÉCEMBRE 2010 APPROCHANT, LE LABORATOIRE M. RICHARD ENTAME LA MISE AUX NORMES DE SES 14 LIGNES DE CONDITIONNEMENT.

Au plus tard au 31 décembre 2010, tous les lots de médicaments libérés sur le marché français devront être dotés d'un code CIP à 13 chiffres, d'une date de péremption et d'un numéro de lot inscrits en clair sur leur étui, accompagnés d'un marquage datamatrix intégrant ces trois mentions. Le compte à rebours est donc engagé pour tous les laboratoires pharmaceutiques et façonniers produisant pour le marché français. Ils doivent installer de nouveaux équipements de marquage et de vision sur leurs lignes de conditionnement pour répondre à cette nouvelle exigence réglementaire. Aux dires des fournisseurs de ces équipements, les acteurs de la pharmacie dans leur globalité seraient loin d'être prêts. Et la taille du laboratoire jouerait peu. Ainsi, à Saulce dans la Drôme, il est une entreprise qui travaille activement à sa mise en conformité. Ce sont les Laboratoires M. Richard, créés en 1958 et façonniers depuis 1973. Cette entreprise familiale qui emploie 110 personnes, dont 7 pharmaciens, se développe en toute discrétion. Sa spécialité se situe dans la production et le conditionnement pour des tiers de formes orales solides (comprimés pelliculés, enrobés, granulés, gélules), ainsi que dans le conditionnement de solutés buvables et de sirops, d'ampoules et de pâteux. « Nous ne faisons ni injectables ni suppositoires », résume Solange Froissant, présidente et fille du fondateur. Madame Froissant occupe aussi la fonction de pharmacien responsable, c'est sa fille, Carole Chapelier-Froissant, pharmacien assurance qualité, qui assure l'interim en son absence. Aujourd'hui, cette activité de façonnage génère 95 % du chiffre d'affaires, contre 5 % pour des spécialités, par exemple le sirop de potassium Richard, qui étaient à l'origine du Laboratoire. Avec une capacité de production de plus de 1 milliard d'unités par an, le Laboratoire M. Richard recense 14 lignes de conditionnement. C'est une récente unité de conditionnement de type « stick pack poudre », qui a été choisie pour être équipée du premier système d'impression datamatrix.

Quatorze lignes à équiper

Cette unité dont l'investissement remonte à 2008 présente une capacité de 160 millions de sticks par an. La société Markem-Imaje a été retenue pour la fourniture de trois têtes d'impression jet d'encre. Cognex fournissant une solution de vision. Dans le détail, le façonnier a fait l'achat de deux têtes jet d'encre de la série 9040 pour apposer pour l'une, les mentions variables sur les sticks, et pour l'autre, les mentions variables et le code datamatrix sur l'étui. Ce modèle constitue le haut de gamme des imprimantes de la série 9 000 proposées par Markem-Imaje. Une troisième tête permet d'inscrire des mentions sur une étiquette apposée sur le carton tertiaire. Elle fait partie intégrante d'un système d'impression et de pose d'étiquettes de la série 2000. Le tout est piloté par le logiciel IMCC de Markem-Imaje.

Ludovic Froissant, directeur industriel et fils de Solange Froissant, justifie le choix de ce fournisseur :« nous travaillons avec Imaje depuis 1985 et nous avons déjà expérimenté avec succès leurs systèmes d'impression jet d'encre sur des sachets », explique-t-il. Il faut souligner que les deux partenaires bénéficient aussi d'une certaine proximité géographique. La société Imaje, rachetée il y a quelques années par l'Américain Markem, était à l'origine installée à Bourg-lès-Valence, à quelques dizaines de kilomètres de Saulce. Ce site abrite aujourd'hui le siège français de Markem-Imaje. D'autres têtes d'impression ont déjà été commandées pour équiper deux lignes supplémentaires. Puis, dans la foulée, le dirigeant devra équiper les onze lignes de conditionnement restantes.

« C'est un investissement lourd, de l'ordre de 30 à 35 000 euros par ligne de conditionnement », souligne Ludovic Froissant. Mais les Laboratoires M. Richard sont habitués à investir dans leur outil de production. Solange Froissant souligne que sur un chiffre d'affaires de plus de 15 millions d'euros, son laboratoire consacre chaque année entre 500 000 et 700 000 euros à l'amélioration de son outil de production.

D'ailleurs, outre la mise en conformité avec cette réglementation CIP13, le Laboratoire M. Richard est en train d'engager un investissement d'envergure. Son projet : construire un nouveau bâtiment logistique pour passer d'une capacité de stockage de 1 000 à 2 000 palettes d'ici à 2011. Quant au bâtiment logistique actuel, d'une superficie de 800 m2, il sera utilisé pour accroître les capacités de formulation du façonnier. Les 14 lignes de conditionnement disposent de leur côté d'une marge de manœuvre pour accroître leur capacité de production.

Malgré la crise, le Laboratoire M. Richard a accru en 2009 sa production de 15 %, avec l'arrivée de nouveaux clients. Cette tendance devrait se poursuivre grâce à ce nouvel investissement.


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