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Le gouvernement présente 25 mesures phares

L.H.

Le 26 mars, le Premier ministre Édouard Philippe et la ministre des Solidarités et de la Santé, Agnès Buzyn, ont présenté la politique de prévention du gouvernement. Une première en France. « Notre pays connaît en effet un retard certain en la matière », a admis Édouard Philippe. Pour pallier ces lacunes, deux objectifs : obtenir un environnement favorable à la santé pour chaque période de vie et développer une culture commune de la prévention en santé. Pas moins de 400 millions d'euros seront investis au cours des cinq prochaines années, et ce, dans le but de mettre en place 25 mesures phares.

Des mesures pour rendre les traitements plus accessibles

Au programme : sensibilisation, formation, dépistage, accès aux soins... et aux traitements. Contre l'hépatite C, notamment, à travers l'ouverture de nouveaux prescripteurs et avec, en ligne de mire, l'éradication de cette pathologie, d'ici à 2025. Autre mesure phare : la généralisation de la vaccination antigrippale par les pharmaciens d'officine à compter de 2019. Le gouvernement souhaite également supplémenter systématiquement en vitamine B9 les femmes ayant un désir de grossesse, au moins quatre semaines avant la conception et au moins durant les deux premiers mois de grossesse dans le but de prévenir les anomalies de fermeture du tube neural, à l'origine de malformations de la moelle épinière. En ce qui concerne le remboursement, le forfait actuel d'aide au sevrage tabagique, qui s'élève à 150 euros par an et par assuré, sera remplacé par un remboursement classique. En termes de calendrier, un premier produit devait être inscrit dès la semaine de cette annonce, dans l'attente d'une démarche des laboratoires pharmaceutiques.

Impliquer les industriels pour limiter l'exposition aux perturbateurs endocriniens

Les entreprises de la chimie sont également concernées par ce plan de prévention, notamment au sujet des perturbateurs endocriniens, dans le viseur du gouvernement. Ce dernier souhaite susciter des engagements volontaires des industriels et des distributeurs pour substituer les substances « pouvant présenter des propriétés de perturbation endocrinienne » dans les produits du quotidien, mais également informer les consommateurs via des messages de prévention ou un étiquetage spécifique. Autre mesure visant à réduire l'exposition de la population, et en particulier des femmes enceintes, aux perturbateurs endocriniens : la création, cette année, d'un site Internet pour informer le grand public sur les produits chimiques présents dans les produits de consommation courante. Ce projet est porté par Santé publique France, avec le soutien de l'Agence nationale de sécurité sanitaire de l'alimentation, de l'environnement et du travail (Anses). Une campagne de communication à ce sujet devrait également être menée auprès du grand public.

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