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Le façonnage français poursuit sa consolidation

Cédric Ménard
Après le rachat, il y a à peine deux semaines, de deux usines de Pfizer par Fareva, c'est au tour de Delpharm et d'Unither de poursuivre leur développement par croissance externe. Le premier reprend ainsi l'usine de production de produits hormonaux de l'Allemand Schering située à Lys-lès-Lannoy près de Roubaix (Nord-Pas-de-Calais), dont la cession avait été annoncée en début d'année.
« Les modalités pratiques de ce transfert d'activités vont maintenant faire l'objet de discussions avec les partenaires sociaux au cours des toutes prochaines semaines », a déclaré Schering S.A., qui a précisé que le projet avait été « approuvé à l'unanimité » par le comité d'entreprise extraordinaire réuni le 25 novembre. Cette reprise devrait permettre de maintenir sur le site 351 postes sur les 375 actuels. Les autres activités de Schering S.A. (recherche, commercialisation, administration,…) ne sont pas concernées par la cession et seront maintenues à Lys-Lès-Lannoy. Le montant de l'opération n'a pas été révélé. Le désengagement de cette usine de produits hormonaux avait été annoncé en mars dernier, Schering devant faire face à des problèmes de sous-capacités (CPH n°290). Delpharm, qui devrait donner plus de précisions sur cette acquisition dans les prochaines semaines, possède déjà trois sites de production et de conditionnement en France, à Chambray-lès-Tours (Indre-et-Loire), Brétigny-sur-Orge (Essonne), Evreux (Eure). L'entreprise a réalisé en 2004 un chiffre d'affaires de 55 millions d'euros et emploie 508 personnes. De son côté, Unither lance une opération un peu différente et que l'on attendait pas. Il reprend en effet la société Créapharm, qui appartenait jusqu'alors à PCAS, et qui va permettre la création d'un ensemble disposant de quatre usines – contre la moitié auparavant chez Unither – et affichant un chiffre d'affaires annuel de 75 Mh. Le nouvel Unither emploiera plus de 500 personnes et devient un acteur d'envergure européenne. Le groupe jusqu'alors centré sur les unidoses stériles élargit ainsi son portefeuille de technologies, avec des usines de formes solides et liquides (à Gannat) et de formes liquides et pâteuses (à Bessay-sur-Allier). De plus, la présence au sein du groupe d'un centre de développement à part entière - situé à Bordeaux - devrait constituer un argument compétitif non négligeable, tout en le positionnant sur le segment de la production de lots cliniques. Cette cession est toutefois inattendue si l'on se réfère au discours que tenait encore récemment PCAS, qui faisait valoir la complémentarité de son activité dans le domaine de la chimie avec celle de sa filiale de façonnage. Mais cette stratégie n'a semble-t-il pas tenu toutes ses promesses, notamment du côté de Créapharm, qui, malgré une rentabilité qui satisfaisait le groupe, souffrait de sa taille trop réduite. Reste que PCAS pourra toujours bénéficier de la complémentarité avec son ex-filiale, puisque les deux sociétés continueront à proposer une offre commerciale commune. De quoi satisfaire les intérêts des deux parties. Cédric Ménard et Camille Chandès

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