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Le devenir du site Sanofi Pasteur de Neuville-sur-Saône à l'étude

Laura Hendrikx

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Le devenir du site Sanofi Pasteur de Neuville-sur-Saône à l'étude

© Sanofi

Les ventes du vaccin contre la dengue, fabriqué par le géant pharmaceutique sur son site français de Neuville-sur-Saône (Rhône), ne rencontrent pas le succès escompté. Les syndicats s'inquiètent du devenir des 190 salariés qui produisent Dengvaxia.

Le géant pharmaceutique français fait face à une faible performance des ventes de son vaccin tétravalent contre la dengue, produit sur le site de Neuville-sur-Saône (Rhône) depuis 2014. Au troisième trimestre 2017, le chiffre d'affaires de Dengvaxia s'est établi à 4 millions d'euros. Sur les neuf premiers mois de l'année, ce chiffre s'élève à 22 M€.

Pour le groupe, dont l'objectif était de vendre 100 millions de doses annuelles (CPH n°756), cette faible performance est la conséquence de la difficulté à mettre en oeuvre opérationnelle de vastes programmes publics de vaccination dans un environnement politique et économique difficile. Un frein auquel s'ajoute la faible incidence de cette maladie transmise par les moustiques, en particulier en Amérique latine.

En 2016, le groupe stratégique consultatif d'experts (SAGE) sur la vaccination de l'Organisation mondiale de la santé avait conseillé aux pays endémiques d'introduire le produit de Sanofi afin d'atteindre son objectif de réduction de 25 % de la morbidité et de 50 % de la mortalité de la dengue, d'ici à 2020 (CPH n° 758).

Ce vaccin, le premier à être autorisé dans la prévention de la dengue, est enregistré au Mexique, aux Philippines, au Brésil, au Salvador, au Costa Rica, au Paraguay, au Guatemala, au Pérou, en Indonésie, en Thaïlande et à Singapour. Il continue à être produit par l'usine de Neuville-sur-Saône par environ 190 salariés du groupe.

Les syndicats sont inquiets

Cependant, des syndicats du site ont déclaré à l'AFP qu'il n'y aurait plus rien à produire à partir du mois de juillet, et s'inquiètent donc de l'avenir de l'usine de Neuville-sur-Saône.

Pour les salariés, ces incertitudes surviennent peu de temps après le « plan chimie », lancé en 2011 et achevé fin 2013, visant à cesser l'activité de fabrication de corticoïdes par voie chimique du site pour y installer des capacités dans la production de vaccins. Cette reconversion de la chimie vers la pharmacie a eu un volet social important : 275 personnes étaient parties avec le dispositif de cessation anticipée d'activité, tandis que quelques dizaines d'autres avaient souhaité bénéficier des solutions d'essaimage proposées.

Plus récemment, Sanofi a annoncé l'abandon d'une nouvelle voie de fabrication de corticoïdes sur son site français d'Elbeuf (Seine-Maritime). Cet abandon de projet toucherait une quarantaine de salariés en CDI et des postes en intérim (CPH n°821).

Concernant le devenir du site de Neuville-sur-Saône, Sanofi déclare que plusieurs réflexions sont actuellement à l'étude et souligne que l'usine a la capacité de produire d'autres vaccins pour répondre aux besoins de santé publique.

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