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Le Bio3 Institute met la bioproduction à l'honneur

Le Bio3 Institute met la bioproduction à l'honneur

© Alexis Cheziere-Université de R-Tours

Issu du Programme investissements d'avenir, le Bio3 Institute a été inauguré en février 2016. Les 4 000 m2 de locaux sont destinés à la formation professionnelle mais aussi à la recherche et l'innovation, dans le domaine des biotechnologies.

Un nouvel institut de formation a vu le jour, à Tours, au mois de février 2016. Nommé Bio3 Institute (prononcé biocube), il est le fruit d'une vision commune entre les universités de Tours et d'Orléans et l'Institut des métiers et des technologies (IMT). « Dans le cadre du Programme investissements d'avenir (PIA), nous avons travaillé sur un projet de Laboratoire d'excellence. Il s'agit du LabEx MabImprove. Nous avons ensuite répondu à l'appel d'offres PIA concernant l'apprentissage, avec un projet complémentaire au LabEx », rappelle Loïc Vaillant, président de l'université François-Rabelais de Tours. Ainsi, alors que le LabEx MabImprove se concentre sur les anticorps, le Bio3 Institute est présenté comme « un institut français pour le développement des formations sur les biomédicaments et les bioactifs cosmétiques ». Le bâtiment a été « conçu comme une mini-usine de bioproduction. Des équipements industriels et semi-industriels mutualisés sont distribués sur 2 200 m2 sur trois niveaux et cinq zones dédiées qui mettent les étudiants en situations de travail réelles », selon l'IMT. Le bâtiment dispose ainsi de quatre laboratoires pilotes : contrôles et analyses, culture cellulaire, purification des produits et mise sous forme pharmaceutique. Par exemple, la zone de culture cellulaire est dotée de bioréacteurs « permettant d'obtenir plusieurs lots de quelques grammes d'anticorps », indique Bio3. À ces quatre laboratoires s'ajoutent une zone de réception, un magasin, une centrale de pesée et un vestiaire. Par ailleurs, un étage est dédié aux utilités pour un apprentissage technique sur le traitement de l'air et de l'eau. « Grâce à cette plateforme technique, étudiants et stagiaires bénéficieront de mises en situation professionnelles, tant dans le cadre de leurs formations que dans celui de leurs évaluations », selon l'institut. Loïc Vaillant renchérit : « À la fin de leur formation, les étudiants seront directement opérationnels ».

Le Bio3, qui dispensera des formations initiales et continues, pourra alors être utilisé par les universités de Tours et d'Orléans et l'IMT pour la mise en pratique des enseignements théoriques. « Nous allons commencer à utiliser les locaux du Bio3 à la rentrée universitaire 2016. Cela concernera les travaux pratiques de nos licences professionnelles. Nous aurons une montée en puissance jusqu'en 2018 », précise Loïc Vaillant. Les formations continues devraient, elles, débuter en mai au sein du Bio3. Les formations initiales couvriront les qualifications de « bac -3 à bac +5 », indique le président de l'université de Tours. Il souligne d'ailleurs la création d'un master Biomédicaments et biocosmétiques.

 

Trois domaines de compétences en formation

Les partenaires précisent néanmoins que « certaines de ces formations sont d'ores et déjà accessibles en alternance ». L'objectif est de répondre à trois domaines de compétences : la fabrication de bioactifs cosmétiques et de biomédicaments, la maintenance des équipements et la démarche qualité adaptée. Le portefeuille de Bio3 compte déjà une dizaine de formations initiales, allant du contrat de professionnalisation de technicien spécialisé en maintenance des équipements pharmaceutiques et biotechnologiques proposé par l'IMT au master de chimie des molécules bioactives spécialité bioactifs et cosmétiques de l'université d'Orléans en passant par la future licence professionnelle Bio-industries et biotechnologies « contrôle et analyse des biomédicaments et biocosmétiques » de l'université de Tours. En termes de formation continue, plusieurs thématiques sont proposées, comme les bases de la purification, les bonnes pratiques en isotechnie et la biosécurité et ses enjeux. Au total, les partenaires ambitionnent de « former, sur 10 ans, 1 000 étudiants et 2 000 salariés ».

Soutenir la recherche

Outre la formation, le Bio3 Institute est destiné à soutenir la recherche et l'innovation. Les trois LabEx MabImprove, Iron et Synorg auront accès à la plateforme technique. Le premier porte sur l'analyse pharmacologique et le développement d'anticorps monoclonaux thérapeutiques. Le LabEx Iron s'intéresse aux produits radiopharmaceutiques innovants en oncologie et neurologie. Le LabEx Synorg « ambitionne d'être le plus grand laboratoire français de synthèse de nouveaux composés pharmacologiquement actifs ». Pour ces trois LabEx, « la plateforme technique sera également un outil d'excellence pour la recherche. Les chercheurs y développeront de nouvelles molécules et de nouveaux procédés de production, de purification et de modification post-production. Elle sera utilisée pour la production de lots pilotes non GMP, la caractérisation de molécules en cours de développement et comme support galénique », précise Bio3. La plateforme sera également mise à disposition de start-up et d'industriels pour des études d'optimisation de procédés.

En termes de financement, le Bio3 Institute, qui a nécessité 9,58 millions d'euros d'investissements, a été soutenu par l'État (3,2 M€), l'université de Tours (2,23 M €), la région Centre-Val-de-loire (2 M€), Tour(s)plus (0,6 M€), le Conseil départemental 37 (0,6 M€), la Fondation Philippe Maupas (0,52 M€) et le groupe IMT (0,44 M€). « Pour son fonctionnement, le Bio3 sera financé par les utilisateurs : les deux universités et l'IMT, avec notamment les fonds pour la formation continue », indique Loïc Vaillant. Avec cet institut pour la formation, la France, et plus particulièrement la région Centre-Val-de-Loire, se dotent d'un nouvel outil pour le développement de la bioproduction sur leur territoire.

 

INTÉGRER L'HÉBERGEMENT

Le Bio3 Institute, qui a vu le jour en février 2016, devrait être complété par un centre d'hébergement. Cette résidence, réalisée en partenariat avec le Crous Orléans-Tours, sera composée de 160 studios. Il inclura des services tels que des salles multimédias, une laverie, une salle de musculation... Un restaurant universitaire sera également accessible à proximité.

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