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La coopération scientifique entre la France et la Chine sous la loupe du G5

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Quatre membres du G5 ont présenté des exemples de collaborations avec des équipes chinoises au cours d'un atelier organisé au forum Biovision.

C'est sur le thème de la « fertilisation croisée » entre la France et la Chine que le G5 a organisé un atelier dans le cadre de Biovision à Lyon (Rhône) début juin. Le think-tank composé d'industriels français de la pharmacie et des sciences du vivant a réuni des scientifiques français et chinois afin de présenter des exemples de collaborations. « Fondé et conduit par les membres du G5, le premier club China Healthcare a été lancé en 2013. Il vise à coordonner les actions et offrir une gamme cohérente de produits et services d'entreprises françaises », a rappelé Marc de Garidel, président d'Ipsen et du G5 Santé. Il a également souligné que les entreprises du G5 comptent 33 sites en Chine. Quatre membres du G5 ont ensuite détaillé des projets menés en collaboration avec des équipes chinoises.

Dans le domaine du diagnostic, BioMérieux est implanté en Chine, « depuis de nombreuses années », selon Jean-Luc Bélingard, son p-dg. « BioMérieux China est la 3e plus grosse filiale après la France et les États-Unis. Elle est très dynamique », a-t-il ajouté. Mark Miller, directeur Médical de BioMérieux, a présenté la collaboration entre l'Institut Mérieux et le Fudan University Shanghai Cancer Center (FUSCC). Les deux partenaires ont créé en 2006 l'unité Joint clinical research au sein du FUSCC. « Avec une équipe de recherche franco-chinoise, elle est dédiée à la découverte et la validation de biomarqueurs du cancer », a souligné Mark Miller. Depuis sa création, cette unité a publié 10 articles scientifiques à fort impact et compte 5 brevets dans le domaine des cancers colorectal et du foie. La directrice scientifique pour la zone Asie-Pacifique de BioMérieux, Xia Meng a détaillé les travaux d'identification et de validation d'un biomarqueur dans le sang périphérique pour la détection précoce du cancer colorectal. « Nous cherchons un partenaire en Chine », a-t-elle précisé.

 

Des essais cliniques en cours

Le laboratoire Ipsen a ensuite détaillé les solutions de thérapie innovante à travers sa collaboration avec l'hôpital de Pékin. « Après deux décennies de forte croissance, la Chine est devenue le 2e plus grand marché du groupe », a souligné Marc de Garidel. Il a rappelé qu'Ipsen emploie près de 700 personnes dans le pays où il est présent dans trois aires thérapeutiques (urologie-oncologie, endocrinologie, et gastroentérologie). Dans le domaine de l'urologie-oncologie, Gang Zhu, professeur consultant au département d'urologie de l'hôpital de Pékin a rappelé qu'« en 2009, l'incidence du cancer de la prostate en Chine était en moyenne de 9,92/100 000 ». Il s'est félicité : « Les entreprises pharmaceutiques françaises sont impliquées dans le support des activités académiques et des programmes d'échanges bilatéraux ». Et dans ce domaine, le laboratoire Ipsen mène des activités d'essais cliniques en Chine. Sun Limei, directrice médical d'Ipsen China a ainsi indiqué qu'au cours de l'année 2014 « trois projets principaux » seraient menés en Chine. Pour ces essais cliniques, Ipsen s'appuiera sur environ 60 sites avec lesquels il travaille dans le domaine du cancer de la prostate.

Dans un autre domaine thérapeutique, les laboratoires Pierre Fabre ont ensuite présenté leurs résultats de collaboration avec l'hôpital de Guangdong. Bertrand Parmentier, p-dg du laboratoire a affirmé la détermination de Pierre Fabre de « poursuivre son développement en Chine, commencé en 1996 ». Le laboratoire a débuté avec le lancement de Navelbine IV (vinorelbine), un traitement de chimiothérapie pour les cancers du sein et du poumon dont le principe actif est dérivé de la pervenche de Madagascar. Aujourd'hui, Pierre Fabre prépare l'introduction d'une forme orale de son médicament sur le marché chinois « d'ici à la fin de 2014 » et mène des essais cliniques de phase III avec trente sites chinois pour le Javlor (vinflumine, IV) dans le cancer du sein. Une présence sur le territoire chinois favorisée par l'implication du groupe au sein de la Société chinoise d'oncologie clinique (CSCO). « Ce partenariat est fructueux pour aider la création d'institutions académiques nationales et étrangères, la prévention des cancers, garder les organisations en contact étroit, promouvoir la coopération internationale scientifique et technologique, promouvoir les échanges amicaux domestiques et à l'étranger et aussi apporter des produits anti-cancéreux de haute qualité en Chine », a notamment souligné Yi-Long Wu, vice-président du Guangdong General Hospital.

Enfin, Sanofi a présenté ses « sept plateformes pour contribuer aux importants sujets de santé publique en Chine ». Le groupe mène actuellement 49 projets et vaccins en développement clinique en Chine. Avce 7 400 employés, 11 bureaux régionaux et 7 sites de production, le groupe s'investit autour de « la gestion des maladies chroniques, la prévention et la sécurité alimentaire », selon Philippe Monteyne, vice-président R&D France de Sanofi. Avec ces exemples, le G5 a montré l'implication de ces membres dans la recherche et le développement de nouveaux médicaments en Chine à travers des collaborations locales.

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