Nous suivre Industrie Pharma

abonné

Exclusif

Comment Seqens parvient-il à limiter le surcoût lié à la relocalisation du paracétamol ?

Sylvie Latieule

Sujets relatifs :

, ,
Comment Seqens parvient-il à limiter le surcoût lié à la relocalisation du paracétamol ?

© Seqens

Le groupe Seqens vient d’annoncer un investissement d’environ 100 millions d’euros sur le site isérois de Roussillon pour la construction d’une unité de production de 10 000 t/an de paracétamol. Mais à quelles conditions cette relocalisation est-elle rendue possible ? Explications de Robert Monti, directeur général Essential Drug Substances, et de Christophe Eychenne-Baron, directeur R&D de Seqens.

Pouvez-vous rappeler les grandes lignes de votre investissement en France dans la production de paracétamol ?

Robert Monti : Nous allons investir environ 100 millions d’euros, dont 30 à 40 % d’aide publique sous forme de subventions et d’avances remboursables, pour la construction d’une nouvelle unité haute performance de production de paracétamol sur le site de Roussillon, en Isère.

Cette unité va nous permettre d’enrichir notre dispositif de production avec 10 000 t/an de capacités à Roussillon qui viendront s’ajouter à nos 8 000 t/an de capacités à Wuxi, en Chine. Sur ce nouvel atelier, nous sommes sur une volumétrie importante. Outre la fabrication du principe actif, nous investissons dans une technologie de granulation qui nous permettra d’étendre notre offre produits avec des grades très précis. Nous faisons aussi de la granulation en Chine mais avec une technologie différente.

Ce projet de Roussillon constitue un énorme défi, mais nous sommes parfaitement dans les temps. Nous avons commencé nos études, il y a près d’un an, et la construction pourra commencer d’ici à la fin de l’année ou au début de l’année prochaine, avec une qualification des installations sur la fin de l’année 2023.

On parle de mise en service, cela signifie que l’unité ne sera pas encore en régime commercial. En revanche, elle va nous permettre de produire des échantillons pour les soumettre à nos clients. Nous serons sur un véritable démarrage commercial fin 2024, début 2025.

De quel intermédiaire allez-vous partir pour cette production et où allez-vous vous approvisionner ?

Robert Monti : Nous partirons du para-aminophénol ou PAP pour la production de paracétamol. C’est un intermédiaire que nous produisons déjà à Tanxing, en Chine, pour lequel nous sommes leader mondial. Cette capacité de PAP sera largement suffisante pour alimenter, en toute sécurité et en nous appuyant sur les meilleures techniques disponibles, nos deux usines de Wuxi et de Roussillon. Nous sommes donc très engagés dans ce domaine et nous allons continuer d’investir.

En termes de procédé, allez-vous reproduire exactement celui de Wuxi, à[…]

Pour lire la totalité de cet article, ABONNEZ-VOUS

Déjà abonné ?

Mot de passe perdu

Pas encore abonné ?

Nous vous recommandons

Charles River réalise deux cessions pour 115 M$

Charles River réalise deux cessions pour 115 M$

Le façonnier se déleste de son activité RMS au Japon et de son installation suédoise spécialisée dans la thérapie génique. À travers deux transactions distinctes, Charles River[…]

14/10/2021 | AcquisitionCDMO
Quel impact du Covid-19 sur la sous-traitance ? Debrief de Stéphane Lepeu, président de CDMO France

Exclusif

Quel impact du Covid-19 sur la sous-traitance ? Debrief de Stéphane Lepeu, président de CDMO France

Delpharm va produire lanifibranor d’Inventiva

Biotech en France

Delpharm va produire lanifibranor d’Inventiva

CDMO : Cenexi prend le pari des biotechs françaises

Emballage

CDMO : Cenexi prend le pari des biotechs françaises

Plus d'articles