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L'IRT BioAster poursuit sa mise en place

À LYON, AURÉLIE DUREUIL

L'institut de recherche technologique se concentre sur l'infectiologie et la microbiologie avec comme objectif de faire le lien entre la recherche académique et l'industrie. Avec son implantation sur la plateforme Accinov, son fonctionnement se met en place.

« Il s'agit du seul institut de recherche technologique dans le domaine de la santé », souligne Tom Shepherd, directeur de l'IRT BioAster. Créé dans le cadre des Investissements d'avenir, cet organisme a pour mission d'établir un lien entre la recherche académique et l'industrie pour favoriser l'innovation et ainsi « appliquer les résultats de la recherche fondamentale pour l'industrie », souligne Tom Shepherd. Il se concentre sur les maladies infectieuses et la microbiologie à travers « les nouvelles thérapies et les vaccins, le diagnostics temps-réel et le microbiote comme indicateur de la santé et des cibles des produits de santé », selon son dirigeant. Il souligne aussi l'objectif de générer des ruptures technologiques en appliquant « des approches multiomic, les modèles prédictifs, l'intégration des données expérimentales et les analyses multi-paramètres ». Cet organisme indépendant a été fondé par Lyonbiopôle et l'Institut Pasteur. Outre ces deux acteurs, sa gouvernance est réalisée par trois grands groupes (Danone Research, institut Mérieux et Sanofi), trois institutions académiques (CNRS, CEA et Inserm), plus de 40 PME des régions Rhône-Alpes et Île-de-France et des chercheurs académiques. « Nous sommes ouverts à l'arrivée de nouveaux fondateurs et partenaires », précise Tom Shepherd. « L'IRT avance. Ce n'est pas facile. Nous devons créer from scratch un nouvel institut de recherche. Néanmoins, l'engagement ne s'est pas amoindri de la part des membres fondateurs. Nous avons atteint ce que nous attendions en terme de montage de projets, de recrutement, etc. », souligne Philippe Archinard, président de Lyonbiopôle et de l'IRT.

 

Budget 100 % recherche

 

Si l'IRT bénéfice d'un financement de 180 millions d'euros sur 9 ans dans le cadre des Investissements d'avenir, le dirigeant de BioAster souligne que « 100 % des revenus sont investis dans la recherche ». Le budget est de près de 31 M €. 21 projets, d'une durée moyenne de trois ans, ont été sélectionnés avec 15 partenaires différents. 14 de ces projets sont actuellement en cours. Aujourd'hui, près de 90 scientifiques et personnels pour le support participent à la mise en place des installations et de la première vague de projets. Elle devrait être suivie par « une nouvelle vague de projets ciblant spécifiquement les goulots d'étranglement rencontrés en R&D » lancée en 2014, selon le dirigeant de l'IRT. Six centres technologiques ont été définis. Ils visent à « lever des verrous technologiques et mener des programmes de recherche technologique ». Pour cela, ils fournissent aux projets : un accès à des ressources biologiques et leur caractérisation ; un développement de marqueurs et technologies analytiques et/ou de diagnostic ; une amélioration de thérapies et vaccins antimicrobien, immunomodulateurs et de produits probiotiques ; un développement de nouveaux outils pour la bioproduction ; une mise en place d'études pré-cliniques et d'études cliniques de phase précoce et des analyses complexes de données et modélisation. Ces six centres s'appuient sur 13 plateaux techniques autour des thèmes : collections d'échantillons biologiques (micro-organismes, échantillons humains et animaux), génomique et transcriptomique, biologie structurale, protéomique, métabolomique, immunomonitoring, bioproduction, synthèse chimique, criblage haut-débit, modèles animaux, imagerie, micro et nanotechnologies, technologies de l'information et de la connaissance. « BioAster est à la fois un IRT et un co-investisseur dans les projets. Nous pouvons investir jusqu'à 40 % des coûts des projets. Les investissements sont liés à de futurs rendements financiers », signale Tom Shepherd.

L'institut a également recueillis 50 M € des collectivités locales pour la construction de son futur site. L'IRT a vu démarrer la construction de son futur site en mars 2014. Ce site sera d'une superficie de 3 600 m2 répartie entre des laboratoires (2 200 m2) et des bureaux (1 400 m2). Il devrait être opérationnel au second semestre 2015. Il a pour but de « regrouper les plateaux technologiques mais aussi de regrouper les équipes de recherches académiques et industrielles », précise Tom Shepherd. Actuellement BioAster est installé sur le campus Charles Mérieux à Lyon avec 820 m2 dont 390 m2 de laboratoires (P1 et P2) et sur le campus institut Pasteur à Paris, avec 1 050 m2 dont 750 m2 de laboratoires (P1 et P2). Cette implantation permet à l'IRT de « prendre les découvertes précoces de l'Institut Pasteur et les rendre industrielles », indique Tom Shepherd. L'Institut de recherche technologique dédié à la santé poursuit ainsi sa mise en place et sa montée en échelle. Avec l'ambition « d'être un institut de renommée mondiale », conclut Tom Shepherd.

FICHE D'IDENTITÉ DE L'IRT BIOASTER

Effectif : 90 personnes Financement : 180 millions d'euros prévus sur 9 ans Activité : établir un lien entre la recherche académique et l'industrie pour favoriser l'innovation et ainsi appliquer les résultats de la recherche fondamentale pour l'industrie Nombre de projets : 21 (durée moyenne 3 ans) Plateaux techniques : 13.

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