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L'Inra propose d'enrichir l'alimentation des animaux en oméga-3

H.B.

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Mieux nourrir les animaux d'élevage pour améliorer la santé humaine. C'est ce que suggère l'Institut national de recherche agronomique (INRA), qui dévoile des résultats issus du projet Agralid. Ce dernier, qui regroupe entre autres des équipes de l'INRA, la filière Bleu-Blanc-Coeur (BBC), la société Valorex et le groupe Terrena, avait pour objectif d'identifier des filières de productions agricoles durables capables de répondre au mieux aux recommandations nutritionnelles pour l'homme, tout en modifiant le moins possible les habitudes alimentaires et en proposant des menus accessibles à tous. Démarré en janvier 2013, le projet Agralid se terminera en juin prochain, mais les premières conclusions ont déjà été dévoilées. Partant du constat que l'alimentation humaine, et notamment occidentale, est trop pauvre en acides gras oméga-3, essentiels pour notre santé, les chercheurs ont nourri des animaux d'élevage (porcs, poulets, poules pondeuses et vaches laitières) avec une source de microalgues riches en DHA, un type d'oméga-3 que l'on retrouve dans les poissons gras. Cet acide gras a été retrouvé dans la viande et les oeufs issus de ces animaux d'élevage. Les chercheurs sont arrivés au même constat en analysant les produits animaliers issus d'animaux de la BBC filière lin, nourris avec des graines de lin. En outre, le dépôt d'acides gras oméga-3 est augmenté lorsque les graines de lins sont dépelliculées par un procédé industriel.

Un levier efficace pour améliorer nos apports

Selon l'Agence nationale de sécurité sanitaire (Anses), un adulte devrait consommer au moins 2 grammes par jour d'acide alpha linolénique (ALA, un autre type d'oméga-3) et 500 mg de DHA. Mais en moyenne, les Français ne consommeraient que 800 mg d'ALA et 200 à 250 mg de DHA. Notre ration oméga-6/oméga-3 est également trop élevé : il est recommandé de ne pas consommer plus de 5 fois plus d'oméga-6 que d'oméga-3, mais les pays occidentaux en consommeraient au moins 15 fois plus. « Après 3 ans de travaux, le projet Agralid a rassemblé une quinzaine de chercheurs qui confirment que le mode de production des produits animaux est un levier efficace d'amélioration des apports en acides gras dans la population française », note l'INRA. « Reste à poursuivre les travaux de recherche dans le domaine de la production des microalgues riches en DHA pour réduire les coûts d'utilisation en élevage, dans la protection des acides gras oméga-3 d'une possible peroxydation des produits enrichis naturellement en ces acides gras ».

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