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L'IMT et Cophaclean passent les procédures à la loupe

Aurélie Dureuil

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IMT ET COPHACLEAN EN BREF

- IMT :

- Création en 1980

- 70 salariés

- 3 500 salariés formés dans le cadre de la formation continue chaque année

- 4 centres de formation

-Cophaclean :

- Création en 2009

- 3 consultants sur toute la France et 2 recrutements en cours

- CA : confidentiel

L'IMT et Cophaclean passent les procédures à  la loupe

LES DEUX PARTENAIRES INTERVIENNENT SUR LES SITES DE PRODUCTION.

© ©Thierry BORDERON, agence Bergamote presse

La société de conseil et le centre de formation mettent en commun leurs compétences pour proposer une offre globale sur le nettoyage et la désinfection dans l'industrie pharmaceutique. Une offre qu'ils adaptent à l'évolution de la demande de réduction des consommations.

Le centre de formation s'est allié, depuis bientôt quatre ans, avec la société de conseil en « hygiène industrielle ». L'objectif des deux partenaires est de proposer une offre globale pour la maîtrise de l'hygiène en environnement de production. « Les actions de formations débutent le plus souvent par un audit dans l'usine afin d'observer les problématiques et les attentes des laboratoires en termes de techniques, d'infrastructures, de personnel, etc. », indique Éric Levacher, directeur technique de l'IMT. De son côté, Robin Bigot, consultant spécialisé en gestion de projet de Cophaclean, intervient ensuite pour assister les industriels dans la mise en place de leur stratégie d'hygiène de production. La mise en place de cette stratégie se fait au travers de trois axes. Le premier axe concerne le support qualité. Il consiste à apporter une assistance à la définition et au déploiement opérationnel de la stratégie de qualification des équipements et de la validation des process de nettoyage et désinfection. Le second axe sur « la chimie du nettoyage » vise à accompagner l'industriel dans la définition de son besoin de rechercher puis tester plusieurs détergents afin de mesurer et comparer leur efficacité en laboratoire puis à l'échelle pilote. Cette offre commune avec l'IMT est nommée « Protocoles de nettoyage ». Elle permet notamment pour le laboratoire pharmaceutique d'obtenir une aide de Cophaclean pour le choix du fournisseur et la contractualisation afin « de bénéficier de notre réseau pour obtenir la meilleure offre », indique Robin Bigot. Enfin, Cophaclean apporte une assistance à l'optimisation du design des installations de production, du point de vue de la qualité du nettoyage. La société propose des audits ou de la gestion de projet dans le cadre d'investissement en système de nettoyage. « Dans les projets de revamping ou d'investissement dans de nouveaux équipements, nous intervenons, du choix de l'équipement de nettoyage jusqu'à sa qualification et validation », indique Robin Bigot.

Pour tous ces thèmes, le centre de formation et la société de prestations de services évaluent la problématique et décident si la prestation doit se faire en partenariat et de la répartition des compétences. En termes de formation, « nous traitons différentes thématiques comme les contraintes comportementales en zones à atmosphère contrôlée (Zac, ndlr), le bionettoyage des Zac, l'utilisation de nouvelles centrales de nettoyage en place, la réalisation de prélèvements et de contrôles microbiologiques, la mise en place de protocoles de nettoyage, la validation de nettoyage, etc. », cite Eric Levacher. L'IMT peut, par exemple, intervenir pour former les opérateurs à de nouvelles mesures de process de nettoyage. « Nous pouvons proposer des formations plus généralistes, mais il est plus constructif d'avoir ces phases d'observation et de compréhension de la problématique spécifique du site », ajoute-t-il. Outre ces prestations sur mesure proposées aux laboratoires, l'IMT a développé des ateliers et des animations réalisées autour du contrôle microbiologique. A l'aide d'un « kit Micropropre » qui permet de réaliser des contrôles, l'atelier vise à faire « évoluer les comportements sur les pratiques de nettoyage et renforcer le niveau d'hygiène sur site en créant une dynamique d'amélioration ». Par ailleurs, sur la thématique du nettoyage, les deux partenaires ont animé une session d'étude autour de la qualification et de la validation du nettoyage dans le cadre de la SFSTP. « Nous voulons mutualiser nos compétences », indique Éric Levacher, président de la section SFSTP Centre-Val-de-Loire.

Les deux partenaires tentent de répondre aux demandes des industriels de la pharmacie et des biotechnologies et à leurs évolutions. « Aujourd'hui, les industriels se recentrent de plus en plus sur leur métier de production de médicaments. Ils ont donc tendance à avoir moins de ressources disponibles en interne pour qualifier les équipements et valider les nettoyages. Ils cherchent à se faire aider voire à sous-traiter. Ils se forment afin d'acquérir les compétences pour comprendre les offres et solutions en nettoyage. Cependant, ils n'ont pas vocation à devenir des experts du sujet », constate Robin Bigot. Il remarque par ailleurs une demande de plus en plus importante des industriels pour connaître « la chimie » du nettoyage, les process, et les évolutions réglementaires. Les deux partenaires notent de plus une volonté de réduire les consommations de produits de nettoyage. « Avec la rationalisation des principes actifs biocides, il y a eu une restriction du nombre de molécules désinfectantes. La désinfection est plus complexe et les industriels se rendent compte aujourd'hui que pour avoir une bonne efficacité de la désinfection, il faut bien maîtriser le nettoyage en amont », souligne Robin Bigot. Cette meilleure utilisation des produits de désinfection s'inscrit également dans une démarche environnementale. « L'ensemble des industriels travaille sur les améliorations de process de nettoyage dans une optique d'économie d'eau, de détergent, d'énergie et de gain de temps. Nous avons de plus en plus de demandes pour resensibiliser les équipes à l'utilisation des détergents et surtout sur le respect des concentrations dans le lavage manuel. Nous devons aller à l'encontre de l'idée que plus on met de produit, plus c'est efficace », détaille Robin Bigot. « Nous avons toujours été sollicités sur les problématiques HSE, mais les attentes des industriels évoluent sur le sujet de plus en plus », conclut Éric Levacher.

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