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L'article de conditionnement au programme d'une journée de la SFSTP

Sylvie Latieule

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La SFSTP a consacré un rendez-vous à l'article de conditionnement longtemps délaissé, qui est aujourd'hui sous les feux de la rampe, notamment avec les différents dispositifs qui permettent de limiter les contrefaçons. Depuis 2011, l'Union européenne a sorti une directive et emboîté le pas de la FDA.

L'actualité du domaine de l'emballage, c'est bien entendu la sérialisation qui deviendra obligatoire début 2019. C'est pour cette raison que la SFSTP a choisi d'inviter, le 22 septembre dernier, à Paris, Pascal Aulagnet . Il a expliqué que son groupe qui réalise 58 milliards de dollars de chiffre d'affaires a commencé à s'intéresser au sujet dès 2002, mais que c'est en 2009-2010 que la stratégie du groupe a été élaborée pour se déployer à partir de 2013. , a-t-il estimé. Et pour mener à bien un déploiement d'une telle ampleur, le laboratoire américain a fait le choix de la standardisation, en particulier l'interopérabilité des systèmes informatiques, pour réduire l'impact opérationnel. Au niveau de l'entreprise, toutes les parties prenantes ont été mises à contribution, des affaires réglementaires aux affaires publiques en passant par la logistique, la qualité... En conclusion, il a insisté sur la complexité d'un tel projet, beaucoup plus impactant qu'un simple projet d'ingénierie gérant l'ajout de quelques équipements.

Raphaël Durand, directeur général d'Etiqroll, a évoqué pour sa part le sujet de l'inviolabilité qui va de paire avec la nouvelle réglementation. Sa société propose plusieurs technologies, de l'étiquette renforcée pour détruire l'étui aux étiquettes prédécoupées, en passant par l'étiquette VOID plus haut de gamme. Mais pas de solution universelle. Chaque projet doit être étudié séparément pour identifier le besoin.

Puis, Ronan Masson du cabinet KLManagement a traité de la possibilité de faire de l'amélioration continue au conditionnement qu'il a considéré comme un hydride industriel entre le monde du process et le secteur manufacturier. , a d'ailleurs avancé un des participants du colloque. Chez son client LFB, cela s'est traduit par un changement d'état qui a consisté à placer la culture qualité au quotidien dans les habitudes de chacun. Ce programme a été baptisé : .

Au cours de cette journée, la parole a également été donnée à des spécialistes de la conception d'emballages. À commencer par le milieu académique qui forme chaque année plusieurs centaines de techniciens et d'ingénieurs spécialisés. Benoît Bondoux de l'IUT Pack d'Évreux a dénombré cinq IUT proposant des formations bac +2 ou bac +3, ainsi que l'École supérieure européenne de packaging (ESEPAC), située au Puy-en-Velay, qui forme chaque année 45 étudiants en licence professionnelle (bac+4) et 90 ingénieurs (bac+5). Tous ne travailleront pas pour le secteur pharmaceutique, mais il a néanmoins insisté sur le côté très pratique des enseignements qui sont délivrés. , a-t-il expliqué. Il a cité des projets concrets menés dans le secteur pharmaceutique comme la suppression des étuis et des notices ou la délivrance de médicaments à l'unité. Alain Sabattier, enseignant projets et conception packaging à l'IUT d'Évreux, en a profité pour faire passer le message que les étudiants étaient en mesure de travailler sur des projets industriels concrets dont les droits peuvent être cédés gratuitement.

 

Des innovations à venir

 

François Bertrand, designer volume pour l'Agence FormeProduit, a estimé que les tendances observées dans l'agroalimentaire pourraient faire école dans la pharmacie (surtout en OTC), en particulier la praticité qui est réclamée par les consommateurs et l'écoconception, tandis que les pharmacies pourraient être amenées à évoluer dans leur façon de présenter les médicaments, par exemple en mettant en avant leur fonction (anti-tussif, anti-allergie...).

Frédéric Prochazka a tenté d'ouvrir d'autres horizons en présentant les nouveaux matériaux biosourcés, biodégradables, hydrosolubles et potentiellement comestibles de la société Lactips dont il est le co-fondateur. Elle se propose d'utiliser la caséine du lait pour produire des billes de polymères en utilisant un procédé d'extrusion bivis. Certes, l'audience s'est interrogée sur la stabilité des produits qui seraient emballés avec ce nouveau polymère dans des conditions d'humidité et de température ou pendant des autoclavages ainsi que sur les méthodes de stérilisation utilisables.

Pour finir, le sujet de l'interaction contenant/contenu a été présenté par différents intervenants. Novasep Synthesis et l'ISA de Lyon ont montré que l'on pouvait aller très loin dans la surveillance des matériaux en utilisant une technologie d'identification de surface de type ToF-SIMS, associée à l'UHPLC/MS/MS. Les participants sont toutefois convenus que la méthode était encore trop complexe pour une utilisation en routine dans le milieu industriel. Natachal Sehnal, responsable Dossiers et documentation réglementaires chez Sanofi, a proposé quelques rappels réglementaires et expliqué que tout choix de matériau devait passer par une approche analyse de risque.

* Retrouvez tous les événements SFSTP autour des RDV de l'Amélioration continue sur www.sfstp.org

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