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Kem One entre en scène

Julien Cottineau

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La transaction est close. Un peu plus de six mois après l'annonce du projet de cession de son pôle vinylique (CPH n°572), Arkema peut désormais voguer en toute tranquillité vers son ambition de chimiste entièrement focalisé sur les spécialités. Avec un objectif, à l'horizon 2016, d'un chiffre d'affaires de 8 milliards d'euros, contre 5,9 Mrds € en 2011, et d'un Ebitda de 1,25 Mrd €, contre 1,03 Mrd € l'an dernier. De son côté, l'ex-pôle vinylique redémarre une nouvelle vie. Ce sera sous l'appellation Kem One. Intégrée au groupe de commodités industrielles Klesch, pour qui c'est un premier pas dans la chimie pure, la nouvelle société est basée à Lyon (Rhône). Elle reprend comme prévu les infrastructures et l'organisation de l'ancien pôle d'Arkema, sans changement de périmètre ni d'actifs. Pour le moment. Les 2 600 salariés concernés, dont 1 780 en France, ont désormais changé de casquette. Tout comme les 22 sites industriels, répartis essentiellement en France et en Espagne pour les productions chlorochimiques et de PVC. Kem One recense aussi des sites de compounds vinyliques en Europe (France, Italie, Allemagne, Espagne), au Mexique, et en Asie (Chine, Vietnam et Japon), ainsi que des unités de production de tubes et de profilés en Europe (France, Italie, Allemagne, Croatie et Pays-Bas). Deux sites seront partagés avec Arkema. Celui de Balan (Ain), où le chimiste français conserve les unités d'EVA (acétate de vinyle), et celui de Saint-Auban (Alpes-de-Haute-Provence) où Kem One conservera un laboratoire d'applications plastiques et les unités de production de PVC.

Pour son démarrage, Kem One se pose en n°3 européen du polychlorure de vinyle (PVC), et intègre entièrement la chaîne vinylique. En 2011, la société a pesé pour 1,1 Mrd € de chiffre d'affaires, qui se décompose en 67 % pour les activités chlorochimie et PVC, 19 % pour les compounds vinyliques, et 14 % pour les profilés et tubes. Surtout, la société est aujourd'hui dotée d'une structure solide. Grâce aux conditions très favorables accordées par Arkema, Kem One démarre allégé de dettes et avec des fonds à disposition, comme cette enveloppe d'environ 100 M€ léguée par son ancienne maison-mère pour les charges courantes immédiates et les premiers projets d'investissement.

« 400 M€ d'investissements sur cinq ans »

Des projets, Kem One n'en manque déjà pas. La société ne s'étend toutefois pas sur leur exacte nature. Si Arkema avait évoqué au printemps qu'une des priorités serait de remplacer et de moderniser l'électrolyse sur le site de Lavera (Bouches-du-Rhône), Kem One n'a pas confirmé. La société a juste affirmé qu'il y a bien des « projets à lancer très rapidement », selon un porte-parole. En attendant des annonces plus précises, Kem One a déjà tablé sur une enveloppe globale d'investissements de 400 M€ pour les cinq premières années afin de « renforcer la performance de ses unités de fabrication avec les technologies les plus modernes et de développer des spécialités à forte rentabilité grâce à l'innovation ». Modernisation de l'outil industriel et renforcement des capacités seront ainsi un axe central de développement à court et moyen terme. La société compte aussi fortement développer ses activités d'apports de « solutions sur mesure et complètes à nos clients » grâce à « notre expertise tout au long de la filière vinylique », ajoute un porte-parole. Avec l'objectif de « devenir le leader en solutions vinyliques intégrées en Europe du sud et Méditerranée », là où sa présence et ses ressources sont les plus fortes actuellement dans le monde.

 

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