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Ipsen conclut deux opérations stratégiques

Audrey Fréel

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Ipsen conclut deux opérations stratégiques

Les activités d'Ipsen, en % du CA 2012

© Source : Ipsen

La société française développe ses activités de R&D en neurologie, et plus particulièrement dans les toxines botuliques. Ipsen a racheté le laboratoire britannique Syntaxin et engagé un partenariat avec la Harvard Medical School.

Le laboratoire tricolore conforte ses positions dans le domaine des toxines botuliques. En premier lieu, Ipsen a mis la main sur la société britannique Syntaxin, dont il détenait déjà environ 10 % du capital. Cette opération marque l'aboutissement de trois années de collaboration puisque les deux groupes sont partenaires depuis 2010. En 2011, ils avaient notamment signé un accord portant sur la découverte et le développement de molécules dans le domaine des toxines botuliques. Spécialisée dans l'ingénierie des toxines botuliques, Syntaxin dispose d'un portefeuille solide de brevets, avec 75 brevets délivrés et plus de 130 en cours d'examen. Ipsen mettra d'abord sur la table 28 millions d'euros pour reprendre la totalité des parts de Syntaxin. Le groupe français fournira ensuite des paiements suivant le franchissement de certaines étapes de développement et commercialisation dont le montant peut « atteindre ou dépasser 130 millions d'euros ». « En outre, les actionnaires de Syntaxin recevront la majeure partie des paiements liés à l'actif le plus avancé de la société, faisant actuellement l'objet d'essais cliniques de phase II », précise Ipsen. Le candidat médicament le plus avancé de Syntaxin est l'AGN-214868 (senrebotase), actuellement en phase II d'essais cliniques sur des patients souffrants de névralgie post-herpétique et de vessie hyperactive. « L'acquisition de Syntaxin constitue un apport majeur à notre franchise Neurologie, parfaitement en ligne avec notre stratégie de spécialisation », se réjouit Marc de Garidel, p-dg d'Ipsen. Le groupe compte parvenir à une pleine intégration de la société britannique d'ici la fin 2013.

Nouvelles toxines botuliques recombinantes

 

En parallèle de cette acquisition, Ipsen s'est lié à un autre acteur britannique. Il a engagé une collaboration de recherche et développement avec la Harvard Medical School. L'objectif de cette alliance est de découvrir, évaluer et développer de nouvelles toxines botuliques recombinantes pour le traitement de maladies neurologiques graves. Selon les termes de l'accord, le groupe français financera les recherches de l'équipe d'Harvard pendant au moins trois ans. Le montant a cependant été tenu secret. En contrepartie, il mettra la main sur les droits exclusifs mondiaux de toute toxine recombinante candidate issue de la collaboration. La Harvard Medical School pourra aussi recevoir des paiements associés, d'étape et des royalties. Ipsen commercialise déjà en neurologie le Dysport, qui est une toxine botulique de type A. Il est utilisé pour traiter des dystonies, un trouble moteur caractérisé par des contractions musculaires. L'an dernier, ce produit a dégagé un chiffre d'affaires de 236,1 millions d'euros au niveau mondial. En dehors de la neurologie, la stratégie de développement d'Ipsen en médecine de spécialité s'appuie sur deux autres franchises : l'endocrinologie et l'uro-oncologie.

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