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GSK renforce ses partenariats académiques

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GlaxoSmithKline croit dans la recherche française. Pour preuve, Christophe Weber, p-dg de la filiale française, vient d'annoncer la mise en place d'un programme de 10 à 15 millions d'euros sur trois ans visant à développer des partenariats avec la recherche publique. Premiers domaines concernés, les dyslipidémies et les maladies métaboliques. Douze équipes académiques spécialisées en recherche clinique ont été sélectionnées à Paris, Lyon et Toulouse. Elles travailleront avec des équipes GSK basées aux Ulis et aux Etats-Unis dans l'un des CEDD (Centre of excellence for drug discovery). Autre domaine retenu : la cancérologie. Christophe Weber confirme que Toulouse et son cancéropôle sont une zone intéressante. Mais pour l'heure pas d'implantation prévue. GSK préfère se contenter de partenariats scientifiques avec des équipes toulousaines, mais également bordelaises et parisiennes. GSK prévoit de travailler en priorité sur les mécanismes de l'apoptose, l'optimisation de hits par voie chimique et l'identification de nouveaux bio-marqueurs. Sans négliger la recherche clinique. « La pharmacie demeure un secteur de haute technologie où les Etats-Unis et l'Europe continueront de rester attractifs pour longtemps », estime Christophe Weber. Ces partenariats s'ajoutent à des collaborations déjà opérationnelles avec l'Inserm et le CNRS. Et ce conformément à la stratégie globale du groupe qui depuis 2001 vise à favoriser ces partenariats pour améliorer la productivité de la recherche. Ainsi en 2004, le groupe dénombrait 148 projets en développement dans son pipe line, dont 90 NME (Nouveaux principes actifs) et 20 vaccins.
Ces nouveaux partenariats ont été annoncés en marge de la présentation des résultats 2004 de la filiale française de GSK. Cette dernière a bouclé l'année sur un chiffre d'affaires de 3,23 milliards d'euros en hausse de 5,5 %. GSK France a souffert de la pression des génériques, avec notamment la perte d'exclusivité sur la paroxetine qui lui coûte 50 M ? sur un total de 140 M ? . Mais c'était sans compter sur la hausse des exportations et la bonne performance de la santé grand public. En France, tous les grands secteurs thérapeutiques sont représentés. Mais le futur de la filiale se jouera sur le succès de quelques produits clés dont les lancements devraient s'échelonner sur les trois prochaines années. A la ville, on peut citer l'Adartel dans le syndrome des jambes sans repos, le Bonviva dans l'ostéoporose et le Wellbutrin XL dans la dépression. A l'hôpital, le groupe espère lancer cette année Kivexa dans le VIH, puis Lapatinib dans différents cancers. Dans les vaccins, Infanrix Hexa, déjà commercialisé, devrait confirmer son succès. Tandis que Rotarix, dans les diarrhées aiguës du nourrisson, et Cervarix, dans le cancer du col de l'utérus, sont promis à un bel avenir. A Londres S.L.

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