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GSK et Pfizer regroupent leur OTC

Laura Hendrikx

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GSK et Pfizer regroupent leur OTC

© GSK

Le laboratoire britannique GlaxoSmithKline a annoncé qu'il allait regrouper ses activités de Santé grand public avec celles de l'Américain Pfizer, pour ensuite se séparer de cette coentreprise dans trois ans. In fine, GSK sera donc scindé en deux sociétés, l'une spécialisée dans les produits pharmaceutiques et les vaccins et l'autre dans la santé grand public.

Après avoir racheté, en avril dernier, la participation de 36,5 % du Suisse Novartis dans leur coentreprise Santé grand public pour un montant de 13 Mrds $ (CPH n°838), le laboratoire britannique Glaxo-SmithKline (GSK) a annoncé avoir conclu un accord avec le géant américain Pfizer pour regrouper leurs activités de Santé grand public, créant ainsi un leader mondial du secteur. À ce jour, les ventes de ces deux activités totalisent en effet 12,7 milliards de dollars. La coentreprise sera détenue à 68 % par GSK et à 32 % par Pfizer. La transaction devrait être finalisée au cours du second semestre 2019, et permettra à GSK de se concentrer sur ses activités pharmaceutiques en investissant dans son portefeuille R&D. Mais le Britannique voit plus loin : dans les trois ans qui suivront, il envisage une cession de sa participation dans cette coentreprise. La société issue de cette opération, GSK Santé grand public, sera alors introduite à la Bourse britannique. Cette scission du groupe GSK permettra aux deux sociétés qui en seront issues - l'une spécialisée dans les produits pharmaceutiques et les vaccins et l'autre dans la santé grand public - de s'établir avec une structure de capital adaptée à leurs futurs besoins en matière d'investissement et à leurs priorités d'allocation du capital, assure le laboratoire britannique. GSK Santé grand public, dotée de flux financiers plus durables, sera capable de supporter des niveaux d'endettement plus importants que le groupe GSK aujourd'hui, ce qui permettra ainsi de réduire l'endettement de la société dédiée aux produits pharmaceutiques et aux vaccins.

Une synergie de coûts conséquente

La coentreprise entre GSK et Pfizer regroupera deux portefeuilles très complémentaires, dont les marques Sensodyne, Voltaren et Panadol de GSK et Advil, Centrum et Caltrate de Pfizer. Elle se placera ainsi en leader sur le traitement de la douleur et des problèmes respiratoires, les compléments en vitamines et minéraux ainsi que la santé digestive, de la peau et des thérapies orales. Sa part sur le marché mondial des produits délivrés sans ordonnance s'élèvera à 7,3 %, son adversaire le plus proche se situant à 4,1 %. Elle occupera la première ou la deuxième position sur tous les territoires clés, dont les États-Unis et la Chine. Par ailleurs, la transaction annoncée devrait être à l'origine de synergies de coûts conséquentes, avec des économies annuelles d'environ 0,63 Mrd $ d'ici à 2022 pour des coûts au comptant totaux attendus d'environ 1,14 Mrd $ et des charges hors trésorerie d'environ 0,38 Mrd $. Les cessions d'actifs prévues, qui concernent environ 1,27 Mrd $ de produit net, devraient couvrir les coûts au comptant de l'intégration. Jusqu'à 25 % des coûts économisés seront investis dans l'activité pour soutenir l'innovation et d'autres opportunités de croissance.

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