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Grippe porcine : Les grands laboratoires prêts à mobiliser leurs capacités de recherche et de production

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Les grands laboratoires prêts à mobiliser leurs capacités de recherche et de production
Alors que les cas de grippe porcine se multiplient dans le monde, et que l'Organisation mondiale de la santé (OMS) a relevé le 29 avril son niveau d'alerte à 5 sur une échelle de 6, les grands laboratoires pharmaceutiques sont prêts à produire traitements et vaccins contre une éventuelle pandémie. Severin Schwan, directeur général du groupe suisse Roche, venu en France pour la présentation des résultats trimestriels, s'est retrouvé au cœur d'un débat sur la mobilisation du groupe pour la production du Tamiflu (oseltamivir), traitement recommandé par l'OMS contre le nouveau virus de type A/H1N1. « Nous sommes prêts à expédier les 3 millions de doses d'urgence de Tamiflu que nous stockons en Suisse et aux États-Unis », a-t-il répondu aux journalistes. « Et cela dans un délai de 24 heures dès l'appel de l'OMS ». Ce traitement avait déjà été recommandé pour traiter la grippe aviaire en 2006, ce qui avait conduit le laboratoire bâlois à faire don de ces doses à l'OMS. L'organisation dispose également de 2 millions de doses de l'antiviral, soit 5 millions de doses au total. Les gouvernements ayant déjà constitué des stocks en vue d'une potentielle menace de pandémie, 220 millions de doses seraient disponibles dans le monde, selon le groupe. Des réserves qui expliquent la chute de 68 % des ventes de Tamiflu l'an dernier, à 609 millions de francs suisses (404 M€). Au contraire, au premier trimestre, les ventes mondiales du traitement ont augmenté de 38 % à
401 M CHF. « Les gouvernements peuvent également compter sur notre capacité de production de 400 millions de traitements par an en cas de mobilisation complète de nos capacités de production », indique Severin Schwan. Ajoutant que la production d'une boîte de Tamiflu prend huit mois, de la synthèse au conditionnement final. En outre, le groupe britannique GlaxoSmithKline, qui fabrique le deuxième antiviral recommandé par l'OMS, le Relenza (zanamivir), a déjà fourni 100 000 boîtes du traitement au Mexique. Et 170 000 doses de son vaccin saisonnier. Le laboratoire indien Cipla se dit également capable de fournir, en Votre titre ici
Le masque de protection a la cote Au même titre que les valeurs pharmaceutiques, le cours du groupe Sperian Protection (spécialisé dans les équipements de protection individuelle) s'est envolé de 23 % en 24 heures à la Bourse de Paris après l'annonce d'une éventuelle pandémie de grippe porcine. Depuis début 2006 et la crise de la grippe aviaire, le groupe livre des masques filtrants au gouvernement français dans le cadre d'un contrat qui court jusqu'à la fin de l'année. D'ici à fin décembre, Sperian aura livré au total 230 millions de masques. Avec AFP

quatre à six semaines, 1,5 million de doses de la version générique du Tamiflu, selon l'AFP. Novartis indique avoir été contacté par l'OMS pour le développement éventuel d'un vaccin contre le virus de la grippe porcine. Le laboratoire suisse se tient prêt et n'attend plus que le feu vert de l'OMS pour le développement ou la production d'un tel médicament. Sanofi Pasteur est, lui aussi, disposé à répondre à une demande de l'OMS. Le groupe français possède deux usines, à Val-de-Reuil (Eure) et à Swiftwater (Pennsylvanie), pouvant représenter une capacité de production annuelle de 170 millions de doses de vaccins saisonniers (50 et 120 millions respectivement). Le laboratoire est également prêt à développer un vaccin destiné à protéger contre le nouveau virus A/H1N1. Parallèlement, le groupe pharmaceutique Sanofi-Aventis a mis en place une série de mesures visant à protéger ses salariés au Mexique : prise en charge du transport, limitation des déplacements, fourniture de masques, etc. Ironie du sort, le groupe a également augmenté ses stocks de Tamiflu, médicament fabriqué par son concurrent suisse. Des réserves pour 50 % de la population française Se montrant rassurant sur l'état des réserves en France, Severin Schwan (Roche) a indiqué que 23 millions de doses de Tamiflu étaient disponibles, ainsi que 10 millions du traitement de GSK, le Relenza. Des réserves qui couvrent « plus de la moitié de la population », selon le directeur général. Roche travaille « étroitement avec la Direction générale de la Santé pour organiser l'accès au produit et faire face à une éventuelle nécessité d'augmenter les stocks », a ajouté Sophie Kornowski-Bonnet, présidente de Roche Pharma France. Juliette Badina

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