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GPC Biotech supprime 44 % de ses effectifs

La société de biotechnologies GPC Biotech, basée à Munich en Allemagne a annoncé la suppression de 103 postes, soit 44 % de ses effectifs. Sur ce chiffre, 60 emplois seront supprimés à Munich et 43 à Princetown, le siège de sa filiale américaine, après l'arrêt de son usine de Waltham (Massachusetts) en mai dernier et une première restructuration en Amérique en août. « Notre objectif est d'avoir approximativement une réserve de deux ans de liquidités opérationnelles à la fin de 2007. Pour cela, nous avons malheureusement dû couper dans nos effectifs aux Etats-Unis et en Europe », a déclaré Bernd R. Seizinger, directeur général de GPC Biotech. Tout en maintenant ses objectifs de liquidités à près de 60 millions d'euros à la fin de l'exercice en cours. « Nous avons également revu notre planification stratégique, en limitant le nombre de projets en oncologie, et en augmentant le nombre de nos projets sous licence. De plus, nous explorons activement les opportunités de fusion & acquisition des deux côtés de l'Atlantique », a-t-il ajouté. La plupart des chercheurs de GPC spécialisés dans le développement pharmaceutique resteront basés aux États-Unis, tandis qu'une équipe réduite sera conservée en Allemagne afin de supporter les travaux de recherche en Europe. Dans le drug discovery, une équipe centralisée à Munich poursuivra ses efforts sur les inhibiteurs de kinases. Les départements généraux et administratifs seront réduits au minimum et un petit groupe de commerciaux sera basé aux États-Unis. GPC Biotech a dû faire face à un revers sur son médicament candidat le plus prometteur et le plus avancé de son pipeline, la satraplatine, développé contre le cancer de la prostate. Ce médicament à base de platine, administrable en gélule par voie orale, est testé plus largement en oncologie. Son dossier, déposé auprès de la FDA et de l'EMEA en juin dernier, a été retiré en juillet, avant la publication deux mois plus tard de résultats décevants dans la survie des patients atteints d'un cancer de la prostate lors des essais de phase III. Pharmion (sur le point d'être racheté par Celgene, voir p. 5), qui avait acheté les droits de licence sur ce médicament, a indiqué qu'il allait exploiter des données plus anciennes et travailler de concert avec l'EMEA pour avancer vers son homologation. n C.G.

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