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Genzyme entre au capital d'Alnylam et renforce sa collaboration

Audrey Fréel

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La filiale de Sanofi est entrée au capital d'Alnylam, spécialisée dans les maladies rares. Elle a également étendu sa collaboration existante, ce qui lui a permis d'acquérir les droits de plusieurs produits en développement.

700 millions de dollars (513 M€), soit environ 80 $ par actions. C’est la somme que va investir Genzyme, filiale de Sanofi, pour prendre 12 % des parts de la société américaine de biotechnologies Alnylam. Cela représente une prime de 27 % par rapport au cours moyen de l’action durant les 30 derniers jours avant l’annonce de ce projet. Spécialisé dans les maladies génétiques rares, Alnylam développe des traitements basés sur l’interférence par l’ARN.

Genzyme en a aussi profité pour élargir son partenariat existant avec la société. Dans ce cadre, il fournira à Alnylam un financement de R&D à partir du 1er janvier 2015. Ce dernier recevra, en outre, des paiements d’étapes et des redevances. En prenant en compte la montée au capital et ces différents paramètres, le montant de cet accord pourrait s’élever à plus de 1 Mrd $. Signé en 2012, l’accord de collaboration entre Genzyme et Alnylam porte sur le développement et la commercialisation du produit phare de la société américaine, le patisiran, qui est actuellement en phase III d’essais cliniques. Il vise à traiter la polyneuropathie amyloïde familiale liée à la transthyrétine, une maladie rare et mortelle qui cause des lésions au système nerveux. Genzyme avait à l’époque obtenu les droits de commercialisation de ce composé au Japon et dans l’ensemble de la région Asie-Pacifique. L’extension de cette collaboration permettra à la filiale de Sanofi de vendre ce médicament dans le reste du monde, à l’exception de l’Amérique du Nord et de l’Europe occidentale, dont les droits seront conservés par Alnylam.

En outre, Genzyme va obtenir les droits mondiaux de commercialisation de trois produits du portefeuille du laboratoire américain. Dans le détail, les partenaires vont développer et vendre de façon conjointe l’ALM-TRsc, un médicament en phase II d’essais cliniques pour le traitement de la cardiomyopathie amyloïde familiale, en Amérique du Nord et en Europe occidentale. Dans les autres pays du monde, Genzyme sera seul en charge de sa commercialisation. Pour les deux autres produits, Genzyme mettra la main sur leurs droits une fois que les tests cliniques au stade précoce seront achevés. Il pourra alors opter soit pour des droits pour la totalité du monde, soit pour des droits de co-commercialisation, en fonction du produit.

Enfin, la filiale de Sanofi bénéficiera d’une option jusqu’en 2020, qui pourra être étendue jusque fin 2021, pour développer et vendre en dehors de l’Amérique du Nord et de l’Europe occidentale l’ensemble des produits développés dans le domaine des maladies génétiques rares d’Alnylam. La société prévoit d’obtenir six ou sept candidats médicaments de médecine génétique en développement clinique d’ici à la fin 2015. Ce qui permettrait de renforcer considérablement le portefeuille de Sanofi dans les maladies rares. Actuellement, sa filiale Genzyme commercialise trois produits dans cette aire thérapeutique : le Cerezyme (imiglucérase) pour le traitement de la maladie de Gaucher, le Fabrazyme (agalsidase bêta) pour le traitement de la maladie de Fabry et le Myozyme (ou Lumizyme, alglucosidase alpha) pour le traitement de la maladie de Pompe.

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