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Genzyme cède ses tests génétiques à LabCorp

Juliette Badina

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6 produits en phase III

Grâce à un pipeline bien rempli, Genzyme capitalise sur des opportunités de mise sur le marché à court terme.

Trois produits proches du lancement :

- Myozyme (forme recombinante de l'alpha-glucosidase acide humaine) : potentiel supérieur au milliard de dollars

- Synvisc-One (solution d'acide hyaluronique réticulé pour injections intra-articulaires)

- Mozobil (plérixafor pour injection)

Trois autorisation espérées pour 2013 :

- Alemtuzumab (anticorps monoclonal IgG1 kappa humanisé)

- Mipomersen (oligonucléotide antisens)

- Eliglustat (inhibiteur de la glucosylcéramide synthétase)

La biotech américaine s'est fixé des objectifs de rentabilité à l'horizon 2012 qu'elle compte atteindre via un processus d'optimisation, notamment dans le système des achats de biens et de services, et de réduction des coûts. La société cherche ainsi à se séparer de trois activités non stratégiques et met en place un programme de réduction de 10 % de ses effectifs.

A la suite de l'annonce du mois de mai dernier concernant la cession de trois activités, la société américaine de biotechnologies concrétise un premier désinvestissement. Genzyme a en effet conclu la vente de ses activités de tests génériques (Genzyme Genetics) à Laboratory Corp of America Holdings (LabCorp) pour un montant de 925 millions de dollars en numéraire (707 M€). Le plan visant à céder ses activités de diagnostics (enzymes, réactifs chimiques et tests rapides dans les domaines du cardio-vasculaire, du diabète, des maladies rénales, et des maladies infectieuses ; 167 M$ en 2009) et celles de produits pharmaceutiques intermédiaires (lipides, peptides, sucres, oligonucléotides, petites molécules et technologies de délivrance ; unité de production GMP à Liestal en Suisse), reste également d'actualité. Genzyme étudie plusieurs options : le désinvestissement, un spin-out ou un rachat par la direction. Ces cessions devraient avoir lieu avant la fin de l'année. Genzyme indique avoir reçu un certain nombre d'offres pour ces deux activités. Le produit de ces cessions pourrait être consacré à financer la deuxième partie de son plan de rachats d'actions de deux milliards de dollars qui sera finalisé en mai 2011. La première partie de son plan de rachat a été financée par sa dette. LabCorp, l'un des plus importants laboratoire de tests aux États-Unis, se réjouit, quant à lui, de cette opération qui lui permet d'étendre ses capacités dans les domaines de la reproduction, de la génétique, et de l'hémato-oncologie. « L'acquisition de Genzyme Genetics, qui jouit d'une excellente réputation dans le domaine clinique, nous offre une grande opportunité de croissance de nos revenus dans le secteur de la médecine spécialisée », indique David P. King, p-dg de LabCorp. Selon les termes de l'accord, LabCorp acquiert l'activité dans son ensemble : la technologie, les droits de propriété intellectuelle, et les neuf laboratoires de tests. La division concernée, Genzyme Genetics, emploie près de 1 900 personnes et a réalisé en 2009 un chiffre d'affaires de 371 M$.

Suppression de 1 000 emplois dans le monde

Simultanément, la société de biotechnologies officialise son plan qui prévoit de supprimer 1 000 emplois dans le monde, soit environ 10 % de son effectif, au cours des 15 prochains mois. Confirmant ainsi les rumeurs émises par The Boston Globe quelques jours auparavant. Dans un courrier adressé au personnel, le directeur général de Genzyme, Henri Termeer, indique que ces suppressions d'emplois doivent permettre à la société d'atteindre « des objectifs conséquents d'économies chaque année », d'ici à 2012. Genzyme n'a cependant pas précisé le montant des économies espérées, ni l'impact que le plan pourrait avoir sur les bénéfices. Plus de détails seront communiqués au quatrième trimestre de l'année.

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