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Génériques/Merck Génériques atteint l'équilibre et voit ses ventes progresser de 113 %

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Il aura fallu attendre cinq ans pour que Merck Génériques, créée en 1995, atteigne l'équilibre financier. En effet, l'année 2000 a vu le chiffre d'affaires de Merck Générique dépasser la barre des 500 millions de francs, à 510 millions de francs (78 millions d'euros), soit une progression de 113 % par rapport à 1999. Mais surtout, le résultat opérationnel réalisé en 2000, a permis de compenser les 70 millions de francs de pertes accumulées depuis 1996, faisant ainsi sortir le laboratoire du rouge. Selon le groupe, c'est la taille des activités de Merck Génériques qui a permis à la compagnie de dominer le marché français, avec une part de marché de 35,6 %, devant Bayer (16,1 % de part de marché), Biogaran (15,5 %), Ratio Pharma Génériques (12,3 %) GNR Pharma (10,2 %) et Ratiopharm (6,6 %). Les ventes "ville" (officine) de Merck Génériques ont affiché la plus forte croissance, progressant de 136 % sur l'année, à 425 millions de francs. Ce succès est dû, selon la compagnie, au fait que Merck Génériques couvre grâce à sa gamme 80 % du répertoire, mais également au grand nombre de lancements, avec 10 nouvelles molécules et 24 spécialités. Les ventes de la compagnie ont été tirées, entre autres, par le Buflomedil, le Fenofibrate et la Diosmine. Dans le secteur des génériques hospitaliers, les ventes de Merck Génériques ont augmenté de 21 % à 56 MF, après l'acquisition fin 1999 de Qualimed, leader des génériques hospitaliers injectables, faisant de Merck Génériques le leader du segment, avec une part de marché en 2000 supérieure à 25 %. Le laboratoire a été désigné premier laboratoire de génériques en notoriété sur les services apportés aux pharmaciens d'une part, et sur des domaines thérapeutiques majeurs (anesthésie, cancérologie, infectiologie) d'autre part, selon une récente étude d'IMS Health. L'exercice 2000 a également permis le développement de ses activités à l'export, affichant des ventes certes modestes à 25,5 millions de francs, mais progressant de 82 %. Selon la compagnie, cette performance a été générée par le bon développement du chiffre d'affaires dans les pays francophones (formes orales et injectables). De plus, la confirmation de Merck Génériques dans sa fonction de responsable mondial pour le groupe du marché des génériques injectables, a permis le bon démarrage du CA international concernant les formes injectables (9 millions de francs). En ce qui concerne l'international, Merck Génériques a annoncé la création, le 27 février dernier, d'une filiale de Merck Génériques au Maroc, suite au rachat du laboratoire pharmaceutique marocain Genetis, qui constitue selon la compagnie, " une bonne infrastructure de départ pour le développement de notre activité au Maroc, qui se place grâce à ses 30 millions d'habitants parmi les marchés pharmaceutiques à fort potentiel ". Le rachat de Genetis a en effet permis à Merck Génériques d'accéder rapidement à des moyens existants dans le domaine de l'enregistrement, du marketing et des ventes. En 2001, Merck Génériques compte lancer 15 molécules sur le marché de ville (trente présentations), et six molécules sur le marché hospitalier, soit vingt-cinq présentations. Ces nouvelles molécules porteront à 111 le nombre de lancements de génériques réalisés depuis 1995 par Merck Génériques. En 2002, ce nombre devrait atteindre 138, et 160 en 2003. Le laboratoire compte sur une stratégie de gamme large, pour augmenter son chiffre d'affaires, mais veut également " être le premier laboratoire à lancer sur le marché les versions génériques de molécules dont le brevet vient d'expirer ". Dans le segment "ville", Merck Génériques va ainsi lancer en mars deux produits majeurs, la Ceftriaxone Merck (pour lequel Merck Génériques est seule à proposer une version ville et une version hôpital), et l'Enalapril Merck, sans compter le Thiocolchicoside, le Molsidomine et le Flutamide. Sur le marché hospitalier seront lancés en 2001 le Ceftriaxone, la Clozapine, le 5-FU et le Méthotrexate. Le laboratoire va également investir 6,1 millions d'euros (40 millions de francs) dans la création d'une unité de conditionnement des génériques dans la région lyonnaise Néanmoins, le marché des génériques a connu ces derniers mois un ralentissement, malgré les campagnes de sensibilisation du grand public concernant les médicaments génériques réalisées par la Caisse nationale d'assurance maladie, qui n'a pas semble-t-il donné entière satisfaction aux producteurs de génériques. La méfiance des patients, mais également le manque d'implication des professionnels de santé, freinent la croissance de ce marché, qui, selon Merck Génériques, " n'affichera qu'une croissance à long terme et laborieuse ". Pour se développer, le laboratoire mise sur les génériques sous DCI, qui prennent le pas sur le marché des génériques de marque, le choix de l'officine comme vecteur de développement du marché, un positionnement généraliste avec la gamme la plus large possible, et sur ses compétences en matière d'enregistrement.

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