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Génériques : Merck consolide sa première place sur le marché français

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Alors que le laboratoire allemand s'apprête à céder son activité Génériques, la filiale française creuse l'écart avec son principal concurrent, Biogaran.
La filiale française de Merck Generics, Merck Génériques France (MGF) a vu ses ventes progresser de 21 % l'an dernier à 480 M€, au sein d'un marché dont la croissance était « limitée » à 11 % en valeur, contre des progressions plus proches des 30 % les années précédentes. La filiale française a ainsi consolidé son statut de premier acteur du marché hexagonal estimé l'an dernier à 1,6 Mrds € par le Gers (Groupement pour l'élaboration et la réalisation de statistiques). Avec une part de marché en ville de 27,5 %, en englobant les ventes de la filiale indépendante Qualimed (6 % des ventes de Merck Generics en France), il creuse ainsi l'écart avec son principal concurrent, Biogaran, dont la part de marché est de 22 % (voir graphe). La ville représente 89,5 % de ses ventes, contre 7 % pour l'hôpital, et 2,5 % pour l'International. Sur le marché hospitalier, MGF est également leader, avec une part de marché de 34 % devant Aguettant (14 %), « nos volumes ont augmenté de plus de 30 % dans ce segment », se félicite Didier Barret, président de Merck Génériques France, et vice-président Europe de Merck Generics. Tout en soulignant n'avoir pas eu à faire face à des ruptures de stocks, « contrairement à certains de nos concurrents », souligne le dirigeant. Une réussite qu'il explique par le rôle central joué par le centre de conditionnement de Lyon. « Ses capacités ont été portées à 35 millions d'unités l'an dernier, avec le passage à un rythme de travail à trois équipes. Ce chiffre devrait passer sous peu à 40 millions d'unités », indique Didier Barret. Quant au résultat opérationnel, positif comme c'est le cas pour seulement deux acteurs français – l'autre étant Biogaran – « nous avons réussi à le stabiliser, malgré les fortes pressions sur les prix et dans un contexte de plus en plus exigeant », estime Didier Barret. Si le marché pharmaceutique connaît « une décélération historique », selon Bertrand Brutzkus, directeur de la Business Unit Ville, avec une très faible croissance du marché des médicaments remboursables (+ 0,7 % en 2006), la progression du chiffre d'affaires du répertoire « est bien réelle », précise-t-il. En 2006, ce dernier s'est élevé à 3,17 Mrds €, en hausse de 5,1 %, tandis que le “hors répertoire” reculait de 0,2 %. Néanmoins, Bertrand Brutzkus s'inquiète du possible plafonnement du taux de substitution, qui a atteint en moyenne 70 % en 2006, contre 65 % en 2005, et pourrait être porté à 75 % en 2007. Reste que les perspectives pour MGF en 2007 restent positives. « Quand on regarde les autres pays européens, notamment en Europe du Nord, la France garde une marge de progression importante, avec des génériques qui ne représentent que 8,9 % en valeur du marché remboursable, contre 15 à 25 % dans cette région », indique Bertrand Brutzkus. Une croissance à deux chiffres des ventes en 2007 D'autant que cette année sera « la plus favorable et importante depuis dix ans », en termes de lancements, selon Didier Barret. En mars tomberont les brevets de fluconazole (Triflucan de Pfizer) et ondasetron (Zofran de GSK). En août, ce sera au tour de la terbinafine (Lamisil de Novartis) et de la cefpodoxime proxetil (Orelox de Sanofi Aventis). Puis en fin d'année, celui du lansoprazole (Ogast de Takeda) et de la risperidone (Risperdal de JansenCilag). Ces produits représentent un chiffre d'affaires global d'environ 880 M€, estime le dirigeant. Mais au-delà des lancements, le groupe a d'autres projets pour 2007. À commencer par la montée en puissance sur le marché hospitalier des filiales hollandaise, scandinave et sud-africaine. L'activité à l'international est en effet sous la responsabilité de la France, « en raison de notre expérience sur le marché hospitalier », selon le coordinateur des projets européens. Par ailleurs, MGF veut « remonter dans la chaîne de valeur », selon Didier Barret, ce qui se traduira par un renforcement de l'entreprise dans les génériques à plus forte valeur ajoutée. Notamment par la conception de nouvelles formulations. En 2007, le dirigeant estime ainsi que MGF devrait afficher à nouveau une croissance à deux chiffres de ses ventes. Mais la principale interrogation pour MGF cette année est pour l'instant de connaître l'identité de son futur actionnaire. C.M.

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