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Galderma précise ses intentions à Sophia Antipolis et ouvrira un centre de R&D en Suisse

Hélène Bour

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Après avoir annoncé la suppression de 400 postes sur son site de R&D de Sophia Antipolis, la filiale dermatologique de Nestlé dévoile un nouveau projet : la création d'un centre de R&D en Suisse, avec la possibilité d'un reclassement pour une centaine de salariés de Sophia Antipolis.

À peine un mois après avoir annoncé la suppression de 400 postes sur les 550 que compte son centre de recherche de Sophia Antipolis près de Nice (Alpes-Maritimes, CPH n°815), Galderma annonce la création d'un centre de R&D en Suisse, suite à un changement de stratégie. Création qui pourrait se traduire par un reclassement d'une centaine de salariés du site de Sophia Antipolis, dont l'avenir reste incertain. Si Galderma est filiale de Nestlé à 100 % depuis 2014, cette décision a été uniquement prise par la direction de Galderma, indique Sébastien Cros, directeur de la communication. « Il s'agit d'un plan de transformation globale, qui consiste à ajuster notre stratégie concernant notre R&D de dermatologie de prescription, pour la tourner davantage vers les médicaments systémiques (injection et voie orale, ndlr) et biologiques, et moins vers les médicaments topiques (crèmes, ndlr) ». Actuellement, la R&D de Galderma est répartie en trois pôles, explique encore Sébastien Cros : la dermatologie de prescription, les produits grand public, et la dermatologie esthétique. Et c'est sur le premier pôle que Galderma entend évoluer, car « le marché a beaucoup changé », assure Sébastien Cros, « par exemple, avec l'arrivée de médicaments biologiques pour traiter le psoriasis ». Comme le centre de R&D de Sophia Antipolis est presque exclusivement tourné vers les médicaments topiques, une restructuration a été engagée.

Le groupe va donc créer, d'ici à la fin 2018, un centre de R&D entièrement dédié aux médicaments systémiques et biologiques, qu'il souhaite installer dans des bâtiments existants, dans le canton de Vaud en Suisse, où sont déjà installés les sièges sociaux de Galderma et de Nestlé, à Lausanne. « On recherche un écosystème spécialisé et préexistant dédié à ces technologies », détaille Sébastien Cros, évoquant les hôpitaux de Genève et de Lausanne. « Une centaine d'opportunités seront proposées aux salariés de Sophia Antipolis », ajoute-t-il. Mais pas question pour Galderma de revenir sur la restructuration du site de Sophia Antipolis, qui compte actuellement 550 salariés. Si 100 salariés pourront donc éventuellement être reclassés dans le nouveau centre de R&D en Suisse, 300 se verront proposer un plan de départ volontaire, en cours de négociation avec les représentants syndicaux, et prévu à l'horizon 2018. Sébastien Cros estime par ailleurs à 150 le nombre de salariés qui pourraient être maintenus sur le site de Sophia Antipolis. « Durant les douze prochains mois (à compter de l'annonce faite à la mi-septembre, ndlr), nous allons étudier toutes les options pour le site, notamment celle d'un repreneur, d'un bioparc ou celle de céder de la propriété intellectuelle, par exemple à des salariés du site souhaitant monter leur entreprise » énumère-t-il. Pour l'heure, si des premiers contacts ont été pris, aucune option n'est privilégiée plus qu'une autre, mais le maintien de l'activité du site est une priorité. Syndicat majoritaire du site de Sophia Antipolis, la CFDT ne voit pas les choses du même oeil, et estime que « la direction minimise l'impact social sur le site de Sophia ». Pour l'équipe CFDT, « ce changement de stratégie est incompréhensible d'autant que le centre de Sophia est le plus grand centre de recherche de la dermatologie au monde ». En conséquence, le syndicat « demande des clarifications sur ce projet, la mise en oeuvre d'une véritable procédure d'information/consultation sur la stratégie de l'entreprise. » Une manifestation est prévue début novembre.

Un partenariat à 14 M$ entre Nestlé Health Science et Codexis

La société de biotechnologies californienne Codexis a conclu un accord avec Nestlé Health Science selon lequel elle lui donne l'accès à sa plateforme d'ingénierie de protéines CodeEvolver, et une option pour le développement de sa protéine CDX-6114 pour le traitement de la phénylcétonurie, maladie génétique rare liée à un trouble du métabolisme de la phénylalanine. Codexis recevra un paiement initial de 14 M$ et des redevances sur les ventes de ce candidat-médicament.

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