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Finances : Ipsen bientôt en Bourse

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« Nous sommes très heureux d'avoir franchi un pas important dans la mise en œuvre de notre projet d'introduction en Bourse qui constitue une étape majeure dans l'évolution de notre groupe ».
C'est en ces termes que Jean-Luc Bélingard, p-dg du groupe pharmaceutique Ipsen, a commenté l'enregistrement du document de base, le 14 octobre, par l'Autorité des marchés financiers (AMF) en vue de son introduction en Bourse. Cette dernière devrait intervenir avant la fin de l'année et clore ainsi un travail de plusieurs années. L'introduction en Bourse avait en effet été envisagée une première fois en 2001, mais les attentats du 11 septembre aux États-Unis avaient contraint le groupe à retarder la mise en œuvre de l'opération en raison de conditions de marché défavorables. Ipsen, dont 85 % du capital est détenu par les héritiers de la famille Beaufour, 5 % par la famille Schwabe détentrice d'un laboratoire pharmaceutique allemand et 10 % par différents investisseurs (PAI LBO Fund, CDC Entreprises Equity Capital et BNP Paribas), s'estime armé pour relever le défi. Le groupe septuagénaire qui commercialise actuellement 20 médicaments, compte en effet sur une stratégie à plusieurs axes. La compagnie a fait des domaines de l'oncologie, l'endocrinologie et les désordres neuromusculaires les axes prioritaires de sa stratégie. « Moteurs de sa croissance », ces domaines thérapeutiques font l'objet de toutes les attentions. Ainsi, en 2004, Ipsen a consacré une large part des 143 M? du budget alloué à sa R&D à ces trois domaines. Objectif: alimenter le développement de cinq produits. À côté de cela, Ipsen dispose de produits de médecine générale plus historiques (gastro-entérologie, cardio-vasculaire, troubles cognitifs) qui contribuent notamment au financement de sa recherche. Ipsen mène en outre « une politique active de partenariats internationaux commerciaux ou de R&D ». Après Genentech, Roche, Teijin ou encore Novartis, Ipsen s'est associé dernièrement à l'Inserm et au Commissariat à l'énergie atomique (CEA) pour plusieurs nouveaux contrats de recherche (CPH n°313). En 2004, la compagnie a enregistré un chiffre d'affaires de 768 M?. Dans le même temps, Ipsen va vendre une partie de l'activité de sa filiale espagnole à Faes Pharma, troisième laboratoire national. Il va ainsi céder les actifs relatifs à « la promotion et la vente des produits de médecine générale - des analgésiques et génériques de la marque Lasa ». Une seule exception: le produit Tanakene commercialisé en France sous le nom de Tanakan (extrait végétal de feuilles de Ginkgo biloba) qui restera dans le périmètre d'Ipsen. Ces médicaments n'étaient commercialisés qu'en Espagne et ont représenté 15,5 M? de ventes en 2004. À l'issue de la cession, la filiale espagnole se recentrera sur les produits de médecine spécialisée du groupe et sur la R&D des domaines thérapeutiques ciblés.

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