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Finances : Gilead Sciences croque Myogen

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L'Américain Gilead Sciences va s'offrir son compatriote Myogen pour près de 2,5 milliards de dollars (2 Mrds €). Une transaction d'ampleur, quand on sait que le repreneur a enregistré en 2005 un chiffre de 2 Mrds $ (1,6 M€).
Grâce à cette opération, Gilead Sciences s'assure potentiellement le lancement prochain de deux médicaments développés par Myogen. Le premier entre dans le traitement de l'hypertension artérielle pulmonaire (PAH) et le second dans celui des cas difficiles d'hypertension. Cette acquisition, qui permet au groupe de sortir de sa spécialité historique - les maladies infectieuses -, aura un effet positif sur les résultats du groupe « à partir de 2010 ». Mais négatif en 2007 et 2008, et neutre en 2009. Selon la banque d'affaires JP Morgan, le prometteur ambrisentan développé par Myogen et actuellement en phase III, devrait rapporter près de 600 M$ (473 Mh) de chiffre d'affaires au groupe en 2010. Cet antagoniste oral des récepteurs à l'endothéline (ERA), destiné au traitement de la PAH, est classé médicament orphelin. Gilead espère ainsi obtenir une autorisation de mise sur le marché facilitée en Europe et aux États-Unis, et déposer le dossier de demande d'AMM pour ces deux marchés d'ici à la fin 2006. Un accord a d'ores et déjà été signé entre Myogen et GlaxoSmithKline pour sa commercialisation hors des États-Unis. En échange de quoi Myogen s'est vu confier la commercialisation sur le marché américain de Floran (époprosténol sodique), autre traitement de la PAH homologué en 2005 par la FDA. L'autre médicament prometteur de Myogen est le darusentan, également un antagoniste des récepteurs à l'endothéline (ETA), en phase III de développement. Préconisé dans le traitement de cas difficiles d'hypertension, il pourrait, à sa commercialisation, enregistrer des ventes comprises entre 800 M$ et 1 Mrd $ (entre 630 M€ et 790 M€). Gilead Sciences multiplie les acquisitions L'offre amicale d'achat de Gilead représente une prime de 50 % sur le cours de clôture de Myogen. Un cours qui avait déjà grimpé de 35 à 50 $ (27,5 à 39,4 M€) par action en mars dernier, après l'annonce du partenariat de Myogen avec GSK. Cette acquisition suit celle de Corus Pharma, acquis par Gilead le mois dernier pour 365 M$ (287,6 M€). Cette dernière lui avait permis de prendre le contrôle d'un antibiotique en phase III destiné au traitement d'une infection opportuniste touchant les patients souffrant de mucoviscidose. En juin, le groupe avait également renforcé ses actifs de production de principes actifs avec le rachat de Raylo Chemicals à Degussa pour 115 M€ (CPH n°343). Gilead ne cesse ainsi de croître, alors que son activité a notamment été portée en 2005 par les ventes du désormais célèbre Tamiflu, issu de sa recherche et dont la commercialisation est assurée par Roche. Mais sa principale source de revenus reste les médicaments contre le Sida, dont les ventes ont bondi de 53 % en 2005, à 1,39 Mrd $ (1,1 Mrd €). Ils représentent près des trois quarts des ventes de Gilead. Cette croissance est portée par Truvada (emtricitabine and tenofovir disoproxil fumarate), mais également par AmBisome (amphotericin B) et Hepsera (adefovir dipivoxil).

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