Nous suivre Industrie Pharma

Façonnage : Développements tous azimuts pour Pharmatis

Sujets relatifs :

,
Le façonnier Pharmatis, spécialiste des formes liquides unidoses (sachets, ampoules), multiplie les projets de développement. La société, issue du rachat en 2001 de l'usine de Boehringer-Ingelheim à Estrées-Saint-Denis (Oise), est ainsi sur le point d'étendre sa gamme de services à une nouvelle forme galénique, le stick liquide. Une présentation qui s'est déjà fait une place dans l'agro-alimentaire, mais qui émerge seulement dans la pharmacie. Anticipant cette évolution, Jean-Louis Vouzellaud, p-dg de Pharmatis, a initié en 2004 le développement d'un outil de production spécifiquement dédié aux sticks liquides, en collaboration avec un fabricant européen de machines. Un investissement de 400000 € qui a permis à la société de gagner plusieurs contrats de développement auprès de laboratoires.
Pharmatis conduit ainsi une demi-douzaine de programmes de ce type actuellement. « Le plus avancé, un gel à application locale, devrait être commercialisé en novembre prochain. Nous avons trois autres produits en cours d'études de stabilité, dont un d'automédication, développé par l'un des trois leaders mondiaux du marché OTC, un veinotonique et un gel anti-inflammatoire. Sans compter trois autres produits à base de vitamines et de sels minéraux qui seront lancés fin 2007, se félicite Jean-Louis Vouzellaud. L'automédication est ainsi le segment dans lequel les sticks liquides ont le plus fort potentiel. Un autre levier pour ce marché devrait être le passage d'ampoules au stick liquide, avec l'avantage pour ce dernier d'être plus facilement transportable par le patient. Notre procédé bénéficie par ailleurs d'un système à ouverture facile ». Autre avantage de cette technologie, qui permet de conditionner des volumes de 4 à 20 ml, un coût de production moindre par rapport aux ampoules. Alors que d'autres façonniers se positionnent sur ce segment, à l'instar d'Unither (CPH n°344), Pharmatis devrait passer à l'échelle industrielle en fin d'année ou début 2007, avec l'installation d'une machine pouvant produire 800000 unidoses par jour. Représentant un investissement d'un million d'euros, elle s'ajoutera à la ligne existante, dont la cadence est de 100000 sticks par jour. Autre projet pour Pharmatis, l'extension de ses capacités de production de sachets, avec la construction d'un quatrième atelier. Cet investissement d'un million d'euros devrait être opérationnel en novembre prochain. « Nos lignes actuelles tournent à plein régime, indique Jean-Louis Vouzellaud, même après le passage à un rythme de travail en trois huit ». Ses capacités de formes liquides en sachets devraient ainsi être accrues d'environ 20 %, pour atteindre 500 millions de sachets par an. Les deux investissements devraient conduire Pharmatis, qui a réalisé l'an dernier un chiffre d'affaires de 25 millions d'euros, à recruter une vingtaine de nouveaux collaborateurs, en plus des 150 actuels. Alupharm passe sous le contrôle de la holding de Pharmatis En marge de ses investissements, l'autre actualité de Pharmatis concerne l'évolution de l'actionnariat de sa holding, Pharmatis Industries. Jean-Louis Vouzellaud vient de reprendre à titre personnel les 24 % du capital de la holding jusqu'alors détenus par le fonds d'amorçage Picardie Investissement, portant ainsi sa participation dans Pharmatis Industries à 96 %, contre 72 % auparavant. Les 4 % restant étant entre les mains de l'encadrement de Pharmatis. Une opération que le dirigeant a financée avec la cession à Pharmatis Industries d'une autre société, Alupharm, qu'il détenait à titre personnel. Alupharm est spécialisée dans la synthèse de substances minérales. Également issue d'un essaimage de Boehringer-Ingelheim, elle produit deux principes actifs, le phosphate d'aluminium et la boehmite. Alupharm est le premier fournisseur de matières actives de Pharmatis: le phosphate d'aluminium est en effet le principe actif de Phosphalugel, principal produit du façonnier Pharmatis. Il représente à lui seul 18 % des 25 M€ de chiffre d'affaires qu'il réalise. Signe de la réussite de la reconversion du site d'Estries- Saint-Denis, Boehringer Ingelheim ne représente plus que 22 % de son activité, contre 60 % lors de sa cession.

Bienvenue !

Vous êtes inscrit à la news Industrie Pharma

Nous vous recommandons

Chloroquine/Covid-19 : « Je plaide pour son utilisation immédiate, très large, mais sous condition  »

Chloroquine/Covid-19 : « Je plaide pour son utilisation immédiate, très large, mais sous condition »

Créateur du Genopole d'Evry, qu'il a dirigé de 1998 à 2017, Pierre Tambourin nous livre ses réflexions sur l'utilisation de l'hydroxychloroquine dans la traitement du Covid-19. La pandémie de[…]

27/03/2020 | Coronavirus
Les « pharma papers » dénoncent 14 millions de liens d'intérêts

Les « pharma papers » dénoncent 14 millions de liens d'intérêts

Patrick Hibon de Frohen : Nouveaux métiers ou mutations et évolutions des compétences ?

Patrick Hibon de Frohen : Nouveaux métiers ou mutations et évolutions des compétences ?

Bioproduction : Les propositions du Leem pour renforcer la filière

Bioproduction : Les propositions du Leem pour renforcer la filière

Plus d'articles