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Fabrice Michiels - Galapagos « Le recrutement de collaborateurs en France a dépassé nos objectifs »

NICOLAS VIUDEZ

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Fabrice Michiels - Galapagos « Le recrutement de collaborateurs en France a dépassé nos objectifs »

Fabrice Michiels

© Galapagos

Entretien avec le directeur général France de Galapagos, Fabrice Michiels, qui revient avec nous sur le début de la filiale française, le recrutement des collaborateurs à l’heure du télétravail généralisé ainsi que les dernières actualités autour de la biotech.

Quel est le modèle de développement de Galapagos ?

Fabrice Michiels : Nous sommes une biotech créée en 1999 par notre CEO actuel, Onno van de Stolpe. À l’origine, nous avions pour vocation d’être un laboratoire européen avec un modèle centré sur la R&D.

Nous disposons ainsi de 3 sites de R&D, un site R&D à Malines, en Belgique, un autre à Leyden, aux Pays-Bas et un troisième à Romainville (Seine-Saint-Denis), en France. La R&D de Galapagos est alimentée par une bibliothèque d’adénovirus, nous allons rechercher des protéines cibles qui sont identifiées comme étant une cause racine de certaines pathologies.

Galapagos développera par la suite une expertise en chimie fine pour développer de petites molécules qui vont agir sur ces cibles.

Après plus de vingt ans de développement et d’avancée sur ces projets, dont notre produit phare, le filgotinib, il était temps d’envisager une évolution. Nous sommes ainsi passés à un modèle intégré avec la création de structures médico-commerciales pour assurer l’autonomie dans la mise à disposition de nos innovations.

L’accord avec Gilead a été un tournant historique pour Galapagos, mais n’est pas passé par un rachat de l’entreprise, comme c’est le cas pour de nombreuses biotechs. Pourquoi ?

F. M. : Avant cet accord, Galapagos avait déjà développé une expertise forte dans la gestion des partenariats et nous avons collaboré avec de nombreuses entreprises, avec la volonté de maintenir l’indépendance financière de Galapagos.

Cet accord est construit de manière à ce que les deux sociétés conservent leur indépendance, c’est une des caractéristiques phares de ce contrat. C’était aussi dans l’intérêt de Gilead que Galapagos conserve son autonomie. Cela garantit l’intégrité de la structure, à la fois en termes de personnels, d’expertises et d’état d’esprit. Une acquisition aurait changé la configuration de notre entreprise et altéré sa capacité à innover.

On retrouve une agilité assez incroyable chez Galapagos, due à la taille de l’entreprise qui nous donne un mode de gouvernance simplifié, agile. Il y a une vraie culture de l’échec qui nous encourage à essayer et à tenter des choses nouvelles, et à nous servir de l’enseignement des échecs pour mieux rebondir !

La décision de Gilead de ne pas avancer vers la commercialisation du filgotinib aux États-Unis a-t-elle un impact sur la filiale France ?

F.M. : Cette décision de retirer la demande d’autorisation aux États-Unis dans la polyarthrite[…]

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