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Export et améliorations techniques au menu de Mixel

La société spécialisée dans les systèmes d'agitation et de mélange combine un développement à l'export à des améliorations techniques sur ses gammes.

« Nous sommes présents sur beaucoup de marchés. Un certain nombre a été choisi, mais il y en a aussi une grande partie qui se fait par opportunités. Nous sommes suffisamment connus pour être consultés en Corée, en Iran, en Afrique subsaharienne, au Canada... Ce ne sont pas des pays vers lesquels nous avons des actions volontaristes, mais des clients qui nous connaissent nous consultent », se félicite Philippe Eyraud, président de Mixel. La société française se développe grâce à son positionnement à l'export. « Notre chiffre d'affaires consolidé 2014 s'élève à 10 millions d'euros, contre 8,5 M€ l'année précédente. Cette évolution est liée à notre développement à l'export », observe le dirigeant. Spécialisée dans les équipements d'agitation et de mélange, la société est présente sur les marchés « du Maghreb, de l'Europe de proximité et l'Europe de l'Est où nous travaillons un peu, et en Chine et Asie », souligne Philippe Eyraud. Mixel fête cette année ses 10 ans de présence en Chine où la société possède un site de fabrication et emploie 22 de ses 69 salariés. La filiale chinoise représente 32 % du chiffre d'affaires de Mixel. « La Chine nous envoie tous les appels d'offres qui sont traités en France. La filiale est en charge de la commercialisation et de la production pour l'Asie du Sud-Est, en fonction des équipements », précise le dirigeant. L'usine chinoise fabrique les agitateurs pour le marché asiatique, tandis que l'usine française, située à Dardilly près de Lyon, est en charge de la conception de tous les agitateurs et de la fabrication pour le marché mondial. S'il confie avoir fermé en 2014 sa filiale brésilienne « qui nous a coûté beaucoup d'argent », Philippe Eyraud devrait utiliser les fonds dégagés pour se tourner vers le Moyen-Orient.

 

La France et la Chine, un double sourcing

 

« Je ne crois plus à l'Amérique du Sud. Je me recentre sur d'autres marchés où la croissance est plus dans la durée. Je prévois un développement rapide cette année en Turquie, au Moyen-Orient et dans les pays du Golfe », confie-t-il. À plus long terme, le dirigeant entend « maintenir nos bases et notre clientèle françaises, qui ne sont pas en expansion. Et maintenant que la Chine est bien équilibrée et en forte croissance, nous allons continuer à développer le reste. Nous pouvons livrer le Moyen-Orient à la fois depuis la France et depuis la Chine », précise Philippe Eyraud. Il se félicite ainsi « d'une puissance de feu liée à ce double sourcing ». En termes de chiffre d'affaires, le dirigeant envisage de le multiplier par deux voire trois pour atteindre 20 à 30 millions d'euros d'ici à 5 ans.

Les trois principaux secteurs d'activité où sont utilisés les agitateurs Mixel sont : l'environnement (25 % du chiffre d'affaires), la chimie (25 % du CA) et la pharmacie (25 % du CA). Le reste de l'activité concerne des domaines variés comme l'agroalimentaire, la cosmétique et le nucléaire. Pour les procédés de l'industrie pharmaceutique, Mixel a développé une gamme d'agitateurs à entraînement magnétique destinés aux productions en environnement ultra propre. « Ce sont des équipements qui sont produits en France et qui s'exportent bien », souligne le président de Mixel. Sur le marché des process pharmaceutiques, le dirigeant constate « une uniformisation de la demande » qui se duplique d'une usine à une autre pour un même industriel. Un changement de donneur d'ordre impacte également la demande. « De plus en plus, nous avons affaire à des intermédiaires et ne travaillons plus en direct avec les grands comptes. Ils délèguent à des ingénieristes ou des bureaux d'études. Cette démarche est moins favorable à l'innovation technologique », constate Philippe Eyraud. En termes de technicité des équipements, le dirigeant note des demandes concernant la puissance des agitateurs et rarement la consommation d'énergie des équipements. « Nos agitateurs ne représentent quasiment rien par rapport à la consommation totale d'un site de production de médicaments », précise-t-il. Les contraintes portent principalement sur la nettoyabilité et la maintenance des équipements. Des problématiques sur lesquelles Mixel a travaillé pour ses nouvelles gammes (voir encadré). La société se positionne également sur le marché de la bioproduction. « L'agitation à entraînement magnétique est très importante dans la culture de cellule. Cela ne présente aucun risque de pollution pour ces productions qui nécessitent toujours un petit fond d'agitation », observe le président de Mixel. La société se positionne ainsi sur ce marché.

MIXEL EN BREF

Création : 1969 Effectifs : 68 personnes Chiffre d'affaires : 10 M€ en 2014 (pharmacie 25 %, environnement 25 %, et chimie 25 %) Implantations : Lyon et Beijing en Chine

MIXEL ÉTOFFE SES GAMMES POUR L'INDUSTRIE PHARMACEUTIQUE

Avec l'Agimag et le Sealmix, la société française entend répondre aux demandes spécifiques des industries de process, et plus particulièrement la pharmacie. L'Agimag est une gamme d'agitateurs à entraînement magnétique présentant une étanchéité « absolue » selon le constructeur. « Cette gamme a fait l'objet d'améliorations de fiabilité et de maintenabilité », précise Philippe Eyraud, président de Mixel. Proposés pour des cuves de 20 à 40 000 litres, ces agitateurs ont été conçus pour faciliter la maintenance des rotors magnétiques. « Avant cette pièce était sertie, maintenant elle est démontable et la maintenance peut être effectuée par le client dans son atelier. La maintenance préventive sera également facilitée et pourra ainsi être plus régulière », se félicite le dirigeant. La gamme d'agitateurs pendulaires Sealmix a, elle, été étendue pour intégrer des équipements Atex. Ces agitateurs avec une étanchéité par bague à lèvre avec déflecteur et joint élastomère, sans sonde température, sont ainsi présentés comme une « alternative à l'étanchéité par garniture mécanique en zone Atex 0 », selon la société. Ils sont conçus pour fonctionner à des températures allant de l'ambiante à 130 °C. « Ces gammes sont plus performantes et moins chères à l'achat », précise Philippe Eyraud. Mixel étoffe ainsi son offre produits à destination de l'industrie pharmaceutique.

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