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Etude : la vente d'antibiotiques à l'unité réduit les volumes

H.B.

Selon les résultats d'une étude publiée dans la revue PLos One et commandée par le ministère de la Santé, la vente d'antibiotiques à l'unité permettrait à la fois une réduction des volumes d'environ 10 % et une amélioration de l'observance du traitement par les patients. Menée par l'Inserm entre novembre 2014 et novembre 2015, cette étude a été conduite à travers quatre régions de France (Ile-de-France, Limousin, Lorraine, Provence-Alpes-Côte-D'azur), au sein de 75 pharmacies tirées au sort, sur les 100 pharmacies volontaires. L'expérimentation a porté sur 14 antibiotiques et leurs génériques, et ses conclusions confirment les avantages économiques, environnementaux et sanitaires de la dispensation à l'unité d'antibiotiques. Sur les 1 185 patients ayant participé à l'étude, 907 ont reçu des antibiotiques à l'unité, les 278 autres ayant été affectés au groupe témoin recevant des boîtes traditionnelles. 80 % des patients du groupe test ont accepté de recevoir leurs médicaments antibiotiques à l'unité, d'autant que dans 60 % des cas de vente à l'unité, le conditionnement initial ne correspondait pas à la prescription. La distribution du nombre exact de comprimés nécessaires au traitement a permis de réduire de 9,9 % le nombre de médicaments délivrés et remboursés par la Sécurité sociale. En outre, la dispensation à l'unité permettrait de réduire l'automédication d'1,9 %, détaillent les auteurs de l'étude. Car parmi les répondants du groupe contrôle, 17,6 % ont indiqué vouloir garder les antibiotiques non consommés, et 10,7 % ont déclaré qu'ils pourraient les utiliser sans avis médical. Un peu plus de 13 % des sondés ont également déclaré qu'ils ont tendance à jeter les médicaments restants au lieu de les recycler. Enfin, les chercheurs ont constaté que la délivrance à l'unité avait permis une meilleure observance du traitement : sur 964 répondants, 91,4 % des patients du groupe de délivrance à l'unité ont suivi correctement leur traitement, contre seulement 65,6 % du groupe contrôle. La généralisation de la vente à l'unité aurait toutefois un coût pour les pharmaciens et les industriels, que l'étude n'a pas évalué. Pour la ministre de la Santé Agnès Buzyn, interrogée sur BFMTV, ce sujet « parait être une bonne idée » mais « est en fait assez complexe », notamment parce que cela induit une perte de traçabilité de la boîte de médicaments, entraînant « des risques pour les malades ». La ministre a indiqué qu'une expérimentation était en cours en Bretagne pour mesurer les risques et les avantages d'une telle mesure.

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