Nous suivre Industrie Pharma

En France, 13 % d'essais cliniques en moins entre 2015 et 2017

L.H.
En France, 13 % d'essais cliniques en moins entre 2015 et 2017

© Pixabay

Le Leem a présenté, le 5 décembre dernier, les résultats de la 9e enquête « Attractivité de la France pour la recherche clinique », qui dresse un état des lieux de la recherche menée par les entreprises du médicament sur le territoire français entre le 1er janvier 2016 et le 31 décembre 2017. En 2017, l'Hexagone a participé à 11,9 % des nouveaux essais cliniques lancés dans le monde, soit 313 essais sur 2 600, derrière, parmi les pays européens, le Royaume-Uni (17,9 %), l'Allemagne (17,3 %) et l'Espagne (14,5 %). La période 2015-2017 a été difficile pour la recherche clinique française : le nombre de nouveaux essais industriels a diminué en moyenne de 13 % par an et les délais d'obtention des autorisations se sont allongés et restent supérieurs aux délais réglementaires, avec près de 7 mois entre la première demande d'autorisation et l'inclusion du premier patient. Sur cette période, la participation de la France aux nouveaux essais industriels de phase I est de 6 %, contre 12 % pour le Royaume-Uni et 10 % pour l'Allemagne. Un ralentissement que le Leem explique par plusieurs évolutions simultanées du cadre réglementaire en fin d'année 2016, avec la loi Jardé, le tirage au sort des CPP et la convention unique.

L'oncologie en tête des essais cliniques dans l'Hexagone

La France dispose cependant d'un atout non négligeable, qui est son poids dans le domaine de l'oncologie, avec une participation à 19 % des essais initiés dans le monde dans cette aire thérapeutique. En effet, 45 % des essais industriels initiés sur le territoire le sont dans le domaine de l'oncologie. Les maladies rares, avec 14 % des essais réalisés, ne sont pas en reste. Par ailleurs, la France s'illustre par la capacité de ses centres investigateurs à recruter des patients dans les essais cliniques : au sein de plus de 3 300 centres ouverts, les investigateurs français respectent 85 % de leurs objectifs de recrutements. Ces données ont été mesurées sur les 200 essais ayant terminé l'étape d'inclusion des patients dans la période de l'enquête. Pour l'avenir, le Leem s'est montré optimiste. « Il y a une dynamique positive qui s'engrange dans la foulée du CSIS », a indiqué Philippe Lamoureux, directeur général des Entreprises du médicament. Plusieurs mesures prises pendant l'année écoulée devraient en effet renforcer l'attractivité de la France en matière de recherche clinique : la mise en place par l'ANSM d'une cellule « phase précoce » réduisant en moyenne de presque 20 jours les délais globaux d'autorisation sur l'ensemble des essais cliniques ainsi que des dispositifs de fast-track, la nouvelle loi sur le tirage au sort des CPP et la poursuite de la mise en oeuvre de la convention unique. Un enjeu de taille pour les directeurs nationaux des groupes pharmaceutiques qui possèdent une filiale française : « il y a une corrélation assez forte entre la place qu'occupe la filiale au sein du groupe et l'attractivité du territoire en matière de recherche clinique », a souligné Philippe Lamoureux, qui insiste sur le lien de plus en plus étroit qui existe entre la recherche et la production.

Bienvenue !

Vous êtes inscrit à la news Industrie Pharma

Nous vous recommandons

Quatre projets identifiés pour le contrat stratégique des industries de santé

Quatre projets identifiés pour le contrat stratégique des industries de santé

Le Contrat stratégique de la filière des industries et technologies de santé a été signé, le 4 février, par Jean-Luc Bélingard, président du Comité stratégique de[…]

Prix des médicaments et investissements au coeur du G5 santé

Prix des médicaments et investissements au coeur du G5 santé

Lancement du fonds InnoBio 2

Lancement du fonds InnoBio 2

Un CSIS conforme aux attentes de l'industrie

Un CSIS conforme aux attentes de l'industrie

Plus d'articles