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En difficulté financière, Teva prévoit licenciements et fermetures d’usines

Hélène Bour

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Souffrant d’une situation défavorable pour son activité de génériques aux Etats-Unis, le géant israélien a présenté des résultats de 2e trimestre en deçà des attentes. Teva a dévoilé une série de mesures pour réduire son endettement et redresser la barre.

Le spécialiste israélien des génériques est dans une mauvaise passe. Teva Pharmaceutical Industries a présenté des résultats du deuxième trimestre bien en deçà des attentes, et revoit ses prévisions à la baisse pour l’année 2017. Le groupe affiche ainsi une perte nette colossale de 5,97?milliards de dollars (5,05 Mrds €) au 2e trimestre, contre un bénéfice de 242 M$ au 2e trimestre 2016. L’annonce de ces résultats a inévitablement eu des conséquences en Bourse le jour même, puisque le titre de Teva a chuté de plus de 18?%, à 25,60?$, à Wall Street. Le génériqueur israélien, qui affiche malgré tout des ventes en progression de 13?%, à 5,69 Mrds $, explique sa faible rentabilité par une érosion des prix de ses génériques aux États-Unis, non compensée par les volumes vendus. Teva évoque également la situation plus que défavorable au Venezuela. En outre, l’acquisition d’Actavis (activité générique d’Allergan) en 2016 n’a pas été aussi fructueuse que prévu en 2017. En conséquence, le groupe a dû abaisser ses prévisions pour l’ensemble de l’année, et table désormais sur des ventes comprises entre 22,8 et 23,2 Mrds $, contre 23,8 à 24,5 Mrds auparavant. «?Cette perspective ajustée tient compte de l’impact de l’augmentation de l’érosion des prix pour notre activité générique aux États-Unis […] et des retards dans les lancements de nouveaux génériques aux États-Unis?», a indiqué Teva.

15 usines et 7 000 postes supprimés, Medis en vente

Pour tenter d’inverser la tendance, l’Israélien a annoncé un plan d’économies drastique, qui se traduira par une accélération des suppressions de postes, et la fermeture ou la cession de six usines en 2017, puis de neuf autres l’année prochaine. 7 000 postes devraient ainsi être supprimés d’ici la fin 2017. Le groupe, qui n’a pas détaillé quelles usines seront concernées, a déjà commencé à tailler dans le vif, puisqu’il a annoncé en mai son intention de céder ou de fermer un site en Hongrie, et par là même de se séparer de 500 salariés (CPH n°803). En Israël, 350 personnes devraient également être licenciées, selon les chiffres obtenus par la presse israélienne. En outre, Teva a indiqué début août son intention de se défaire de sa division de génériques Medis, acquise dans le cadre de son rachat d’Actavis. «?Teva étudie toutes les opportunités permettant de […] rationaliser les opérations, les processus et la structure?», rapporte Reuters, citant un communiqué. «?Dans le cadre de ce processus, la décision a été prise d’entamer une éventuelle cession de notre division Medis?», ajoute l’Israélien. La filiale pourrait être valorisée entre 500 M$ et 1 Mrd $ (425-850 M€), a rapporté Bloomberg, citant des sources proches du dossier, et ajoutant que Teva pourrait également vendre sa filiale spécialisée dans les traitements respiratoires pour un prix pouvant atteindre 2 Mrds $. Teva a également mis en vente sa division Santé de la femme et ses activités d’oncologie et de traitement de la douleur en Europe, et a dit espérer pouvoir faire une annonce à leur sujet dans les prochains mois. Le produit tiré de ces ventes et d’autres cessions d’actifs représenterait au moins 2 Mrds $ et sera affecté à la réduction de la dette, a déclaré Yitzhak Peterburg, directeur général de Teva par intérim. Le groupe souffre en outre d’une crise de gouvernance à la suite de la démission inattendue d’Erez Vigodman en février. Aucun successeur ne lui a encore été trouvé.

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