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Économie et stratégie:217 médicaments en libre accès

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LANCEMENT DU LIBRE ACCES DANS LES OFFICINES L'Afssaps a fixé la liste des médicaments de médication officinale. 217 spécialités pharmaceutiques couvrent 71 domaines thérapeutiques, 19 médicaments homéopathiques et 12 médicaments à base de plante.
Le décret « médicaments de médication officinale », qui autorise la mise à disposition de certains produits pharmaceutiques devant le comptoir des officines, en accès direct, a été publié au Journal Officiel du 1er juillet 2008. « Un médicament est dit de médication officinale lorsqu'il est destiné à soigner des symptômes courants pendant une courte période, qui ne nécessitent pas l'intervention d'un médecin, et doivent être accompagnés des conseils du pharmacien », précise le texte. Ces médicaments doivent être présentés dans un espace dédié, clairement identifié et situé à proximité immédiate des caisses des pharmaciens pour un contrôle effectif. Le texte prévoit la mise à disposition du public d'informations relatives au bon usage de ces médicaments. Cet assouplissement de la vente en pharmacie intervient alors que les grandes surfaces, dont Leclerc, font pression pour obtenir le droit de vendre des médicaments. L'Afssaps a été chargée de définir la liste des médicaments concernés par cette mesure selon des critères visant à garantir la sécurité sanitaire et celle des patients. Au travers d'un groupe de travail dirigé par le Professeur Baumelou, l'Afssaps a mené avec les industriels un travail de définition des critères de sélection des médicaments mis en libre accès. Une décision du directeur général de l'Afssaps, Jean Marimbert, fixe la première liste des médicaments concernés. Elle compte 217 spécialités pharmaceutiques couvrant 71 domaines thérapeutiques, 12 médicaments à base de plante et 19 médicaments homéopathiques. Certains médicaments ont été exclus de cette liste pour des raisons de sécurité, en particulier les médicaments avec des contre-indications majeures particulières ou des interactions médicamenteuses. D'autres médicaments, pédiatriques notamment, ont été écartés du fait d'un niveau de sécurité insuffisant pour une utilisation en automédication. Cette liste est amenée à être complétée. Vers une baisse des prix? Un des objectifs de la mesure est de faire bénéficier au patient d'une baisse des prix en faisant jouer la concurrence. Elle sera évaluée et mesurée grâce à un observatoire des prix qui sera lancé très prochainement. Une évaluation de l'impact en termes de bon usage et de sécurité des médicaments mis devant le comptoir sera également mise en œuvre. Dans les officines qui choisissent l'option du libre-accès, les clients pourront mieux comparer les médicaments. Et mieux faire jouer la concurrence, ce qui, en théorie, ferait baisser les prix. Les industriels jugent que le recul sera limité parce que « la concurrence existe déjà », explique Vincent Cotard, président de l'Afipa (Association française de l'industrie pharmaceutique pour une automédication responsable). Les tarifs des médicaments délivrés sans prescription sont déjà libres, à tous les niveaux de la chaîne: laboratoire, grossiste, pharmacien. Le prix final dépend des volumes vendus et du choix du fournisseur: auprès du laboratoire ou commandes passant par l'intermédiaire des grossistes. « On constate des différences de 20 % à 30 % sur certains produits », observe Gilles Bonnefond, secrétaire général du syndicat de pharmaciens Uspo. Le libre-accès « gommera probablement les écarts de prix les plus importants entre officines », souligne M. Cotard. Mais les tarifs moyens ne devraient pas bouger, car ils sont « déjà inférieurs à la moyenne européenne », ajoute-t-il. « La baisse sera inférieure à 5 % », prévoit Vincent Cotard. Les pharmaciens sont un peu plus optimistes que les industriels. « Nous pensons que les prix baisseront de 5 à 10 % », estime Gilles Bonnefond. J.B. La liste des médicaments en libre-accès est disponible sur le site internet de l'Agence: www.afssaps.sante.fr.
Le marché de l'automédication en 2007 : Le marché de l'automédication en France a crû en 2007 de 4,4 % en valeur, à 1,9 milliard d'euros et de 4,1 % en volume à 423 millions d'unités, selon le cabinet IMS Health. Soit 13,2 % en unités et 6,1 % en chiffre d'affaires du marché total des médicaments. En 2007, le prix public moyen des médicaments d'automédication est de 4,56 euros par boîte. Le Français dépense en moyenne 27 euros par an en automédication. 95 nouveaux produits ont été lancés en 2007. Les dix premières marques représentent plus de 18 % du marché en chiffre d'affaires. Au top 10, on trouve Actifed, Fluocaril, Humex, Nicorette,Niquitin, Nurofen, Oscillococcinum, Strepsils, etc.


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