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Drig delivery : Polyplus-transfection passe à la phase clinique

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La jeune société spécialisée dans les technologies de délivrance de biomolécules, va rendre disponible son vecteur le plus avancé aux cliniciens.
Polyplus-transfection vient de recevoir près de 80000 euros de l'Association française contre les myopathies (AFM). La société développe des réactifs permettant d'introduire des gènes, de petits ARNi et des oligonucléotides dans les cellules. Les applications intéressent la recherche fondamentale et le drug discovery. « Cette subvention financera en place de la production selon les normes GMP du réactif de transfert de gène “in vivo-jetPEI”, afin de le rendre accessible aux cliniciens. Le processus devrait être finalisé d'ici quelques semaines », explique Joëlle Bloch, p-dg de Polyplus-transfection. Nous avons choisi de développer ce réactif car il est utilisé par nos clients pas loin de débuter des essais cliniques », explique la dirigeante. In vivo-jetPEI, repose sur l'utilisation d'une molécule synthétique, la polyéthylénimine (PEI). Selon la société, ce réactif est facile à manipuler et présente l'avantage de ne pas provoquer de réaction immunitaire contrairement aux virus, qui sont très immunogènes et ne permettent pas une utilisation répétée. « Nous n'avons pas à produire des lots spécifiques comme pour les virus désactivés. Les réactifs chimiques répondent à une norme précise, ce qui permet un gain de temps dans le passage aux essais cliniques », détaille Patrick Erbacher, directeur scientifique. La société la plus avancée qui utilise In vivo-jetPEI est l'israélienne Biocancell Therapeutics. Elle doit prochainement faire entrer son gène-médicament le plus prometteur en phase II, dans le traitement du cancer de la vessie. « D'autres équipes travaillent avec nos réactifs de transferts de gènes », précise Joëlle Bloch. Polyplus-transfert développe également des réactifs de délivrance de petits ARNi, de protéines et d'anticorps. « Ces recherches sont moins avancées. Notre prochaine étape sera le développement de l'Interferin in vivo selon les normes GMP. C'est un de nos réactifs de transfert de petits ARNi, très prometteur », explique Patrick Erbacher. Des partenariats sont en cours de négociation avec des industriels. La société travaille également sur un autre projet, labellisé par le pôle de compétitivité “Innovations thérapeutiques”. Il vise à optimiser le diagnostic de certaines infections à l'aide d'oligonucléotides. La société recherche un partenaire pour ce projet « un industriel de taille moyenne spécialisé dans le diagnostic », précise-t-elle. Une commercialisation internationale Polyplus-transfection est née en 2001 d'un essaimage du CNRS. « Nous avons collecté 2,5 M€ au cours de deux levées de fonds modestes en 2001 et 2004 car nous nous positionnons comme une société commerciale. Nos investisseurs principaux sont la Banque de Vizille, Avenir Finance et Finance & Stratégie », explique Joëlle Bloch. La société, installée sur le Bioparc de Strasbourg, produit elle-même les molécules et les stocke sous forme de poudre. Celles-ci peuvent être conservées plusieurs mois avant d'être mises en solution. Un système qui permet à Polyplus-transfection d'exporter ses réactifs partout dans le monde. La société possède 23 accords de distribution eu Europe, en Amérique du Nord, en Israël, en Asie du Sud-Est (Japon, Corée, Taïwan, Chine, Singapour) et plus récemment au Brésil et en Inde. « Les productions de lots cliniques seront sous-traitées », précise la dirigeante. La société a réalisé des ventes en hausse de 60 % en 2005 à 1,5 M€. Elle table sur un chiffre d'affaires de 2 M€ en 2007. « En volume, nous vendons beaucoup de réactifs aux laboratoires académiques, mais en valeur, les industriels et les sociétés de biotechnologies sont nos principaux clients. En 2006, 30 % du chiffre d'affaires résulte des contrats sur nos réactifs in vivo, contre 15 % l'année précédente. À moyen terme, plus de la moitié du CA en dépendra », analyse Joëlle Bloch. « Le marché n'était pas mature jusqu'à présent, mais aujourd'hui, il décolle. La demande va être très forte et une réelle répercussion se fera ressentir sur les ventes d'ici deux à trois ans ». À l'avenir, la société envisage de sous-traiter la production à échelle industrielle de ses réactifs de transferts, aussi bien de gènes que de petits ARNi. En fonction des volumes impliqués, elle pourrait également signer des accords de licence ou céder sa technologie à des industriels. « Il est encore trop tôt pour prendre une décision », juge Joëlle Bloch. C.G.

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