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Distinctions : Les prix Nobel couronnent l'étude de la transcription

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L'édition 2006 des prix Nobel de la chimie et de médecine récompense des chercheurs américains travaillant sur la transcription de l'ADN et de sa régulation.
D'un côté, le lauréat du prix Nobel de chimie 2006, Roger Kornberg, professeur de chimie à l'université de Stanford, a été distingué pour la description du mécanisme de la transcription en tant que telle. De l'autre, les lauréats du prix en Médecine/Physiologie, Andrew Fire, professeur de pathologie et de génétique à l'université de Stanford, et Craig Mello, professeur de médecine moléculaire à l'université du Massachusetts, ont été récompensés pour leur découverte de l'interférence à ARN, un système de régulation de l'expression de gènes. Dans le noyau, les gènes sont transcrits en ARN messagers, qui sont eux-mêmes traduits en protéines. Le mécanisme de la transcription chez l'eucaryote a été décrit la première fois par le Pr Roger Kornberg à un niveau atomique. Grâce à l'utilisation de la cristallographie, il a notamment réussi à figer l'interaction entre l'ARNm et l'ARN polymérase II, enzyme responsable de la transcription. Depuis cette découverte, les chercheurs comprennent mieux les processus de certaines pathologies, comme le cancer, l'inflammation ou encore les maladies cardiovasculaires. De la même manière, ils ont découvert que certains toxiques, comme les champignons vénéneux, touchaient justement les mécanismes de la transcription. Les travaux des Pr Andrew Z. Fire et Craig C. Mello complètent quant à eux la description de la transcription. Ils ont découvert en 1998, le mécanisme par lequel on peut faire taire les gènes: l'ARN interférence. Ils ont mis en évidence, chez le vers nématode, le rôle des ARN double brin, de courtes séquences qui entraînent la dégradation des ARNm (portant la même séquence). L'ARN interférence est cruciale dans la régulation de l'expression de gènes. Elle participe à la protection contre les infections virales. Cette technique est aujourd'hui largement employée dans les laboratoires de recherche fondamentale pour l'étude de la fonction des gènes. Mais c'est surtout de ses futures applications thérapeutiques dont on parle, et plusieurs sociétés pharmaceutiques, dont Alnylam et Sirna Therapeutics développent des médicaments reposant sur cette technologie. Il s'agirait alors d'administrer l'ARN double brin spécifique d'un gène dont on souhaite atténuer ou stopper l'expression. Et les “big pharma” commencent à s'y intéresser. Biogen, GlaxoSmithKline et Novartis se sont récemment associés aux travaux de ces deux sociétés.

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