Nous suivre Industrie Pharma

Deux traitements potentiels pour Lilly

A Erl Wood Manor (Surrey), Audrey Fréel

A l'occasion de la journée mondiale Alzheimer, le laboratoire américain Eli Lilly a fait un point sur ses programmes en cours de développement dans ce domaine. Un sujet primordial puisque cette maladie, qui a touché 36 millions de personnes dans le monde en 2010, ne possède à ce jour aucun traitement. Néanmoins, plusieurs molécules sont actuellement à l'étude dans différents laboratoires. A l'instar de Lilly qui possède deux molécules en phases avancées dans son pipeline de recherche. Le groupe développe notamment le solamezumab, un anticorps monoclonal ciblant les plaques amyloïdes. Ces dernières sont impliquées dans les troubles neurodégénératifs comme la maladie d'Alzheimer. Si le solamezumab n'a pas atteint ses objectifs d'évaluation prioritaires lors de deux études de phase III, une analyse secondaire a démontré que la molécule pourrait ralentir la progression de la maladie chez des patients présentant un stade de développement de la pathologie précoce. Le groupe américain est actuellement en discussion avec les autorités réglementaires sur ce point, ce qui pourrait aboutir au lancement de nouvelles études. En outre, Lilly concentre ses efforts de recherche sur la molécule LY2886721, qui pourrait aussi ralentir le développement de la maladie. Celle-ci est un inhibiteur de la secrétase (ou BACE), une protéine impliquée dans la formation des plaques amyloïdes. Elle a démarré une étude de phase II en juillet dernier.

Le site de Erl Wood : 1er site de R&D de Lilly en Europe

 

Ces deux molécules ont été découvertes et développées essentiellement au niveau du centre de R&D d'Indianapolis (Indiana, États-Unis), où se situe aussi le siège social mondial du groupe. Les activités de recherche de Lilly en neurosciences sont également assurées par le site d'Erl Wood, à Surrey (Royaume-Uni). Créé en 1967, celui-ci compte aujourd'hui 650 salariés. Il représente le 2e plus grand centre de R&D de Lilly dans le monde (derrière Indianapolis) et le premier en Europe. Il se focalise sur les thématiques des troubles neurodégénératifs (dont la maladie d'Alzheimer), des maladies cognitives et des troubles du sommeil. De la recherche en amont, aux études précliniques, le centre gère aussi les activités administratives de Lilly en Europe.Il se compose notamment d'une partie chimique (modélisation des molécules, spectrométrie, synthèse organique, etc.) et d'une partie biologique (étude des tissus, modèle cellulaire, tests sur animaux... ). Au cours des dix dernières années, le groupe y a investi plus de 100 millions de livres.

Bienvenue !

Vous êtes inscrit à la news Industrie Pharma

Nous vous recommandons

Chloroquine/Covid-19 : « Je plaide pour son utilisation immédiate, très large, mais sous condition  »

Chloroquine/Covid-19 : « Je plaide pour son utilisation immédiate, très large, mais sous condition »

Créateur du Genopole d'Evry, qu'il a dirigé de 1998 à 2017, Pierre Tambourin nous livre ses réflexions sur l'utilisation de l'hydroxychloroquine dans la traitement du Covid-19. La pandémie de[…]

27/03/2020 | Coronavirus
Les « pharma papers » dénoncent 14 millions de liens d'intérêts

Les « pharma papers » dénoncent 14 millions de liens d'intérêts

Patrick Hibon de Frohen : Nouveaux métiers ou mutations et évolutions des compétences ?

Patrick Hibon de Frohen : Nouveaux métiers ou mutations et évolutions des compétences ?

Bioproduction : Les propositions du Leem pour renforcer la filière

Bioproduction : Les propositions du Leem pour renforcer la filière

Plus d'articles