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Des salariés de Galderma devant l'Assemblée nationale

L.H.

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« Nestlé ferme Galderma, 550 emplois sacrifiés à Sophia ». Banderoles, distribution de produits Galderma... Le mardi 16 février, une vingtaine de salariés de la filiale du groupe suisse et les élus CFDT sont allés interpeller les députés aux abords de l'Assemblée nationale. De 15 heures à 16 heures, le secrétaire général de la CFDT, Laurent Berger, a rejoint les manifestants venus défendre les emplois du site de Sophia Antipolis, le plus grand centre de recherche européen en dermatologie. Nestlé a en effet annoncé, en septembre dernier, la suppression de 400 emplois sur les 550 que compte le site ainsi que la création d'un nouveau centre de R&D en Suisse (CPH n°819). Une décision qui « n'a aucune justification », selon la FCE-CFDT. Si la direction du groupe assure avoir déjà une trentaine de repreneurs potentiels, impossible pour les représentants du personnel d'obtenir plus d'informations à ce sujet. Le groupe évoque des raisons de confidentialité. « C'est une nébuleuse », déplore Lionel Martino, secrétaire général du Secam (Syndicat Énergie Chimie Alpes Méditerranée). Un flou qui inquiète les syndicats, qui souhaiteraient un repreneur suffisamment solide pour pérenniser toute l'activité du site. « L'idée aujourd'hui, c'est de sauver un maximum d'emplois », poursuit Lionel Martino. À ses yeux, cette mobilisation est également une façon de donner une plus grande visibilité à ce dossier, très relayé localement mais moins présent sur la scène nationale. Si le 16 janvier, la sénatrice des Alpes-Maritimes, Dominique Estrosi-Sassone, a demandé les actions concrètes du gouvernement face à ce plan lors d'une session de questions, les élus CFDT et les salariés de Galderma souhaitent désormais être entendus par la commission des Affaires économiques de l'Assemblée nationale. Un objectif difficile à atteindre, selon Lionel Martino. Mais cette journée de mobilisation a tout de même permis aux salariés et syndicats de rencontrer un certain nombre de députés et d'échanger de manière furtive avec le premier ministre. Le prochain rendez-vous aura lieu le 7 février, avec la venue de Jean-Pierre Floris, délégué interministériel aux restructurations d'entreprises, sur le site de Sophia Antipolis pour échanger avec la direction et les représentants du personnel. Un rendez-vous qui permettra peut-être aux 550 salariés dans l'attente d'y voir plus clair, espère Lionel Martino. Quoi qu'il en soit, les employés du site de Sophia Antipolis se rendront au siège de Nestlé à Vevey (Suisse) le 9 février pour manifester leur mécontentement.

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