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Débuts encourageants des Laboratoires d'Excellence

D.O.

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L'Agence Nationale de la Recherche (ANR), le ministère de l'Éducation nationale, de l'Enseignement supérieur et de la Recherche (MENSR) et le Commissariat Général à l'Investissement (CGI) ont fait un point de l'avancement de leur action « Laboratoires d'Excellence ».

Lancée en 2010 dans le cadre du programme des Investissements d'avenir, cette démarche vise à promouvoir la recherche scientifique française et lui doter d'une meilleure visibilité à l'international. « Trop longtemps, la France a souffert d'une fragmentation de sa recherche, étant éparpillée entre différentes structures : universités, organismes de R&D, écoles, etc., ce qui n'aide pas au rayonnement mondial », explique Jean-Pierre Korolitski, directeur du programme Centres d'Excellence au CGI. Pour pallier à cet écueil, les pouvoirs publics ont ainsi monté en 2010 un vaste programme de soutien de la R&D sur 10 ans, doté d'un budget global de 1,5 milliard d'euros. « L'action se caractérise par son ampleur en matière de nombre de projets impliqués, de thématiques de recherche et par sa durée », indique Pierre Valla, adjoint de la direction générale de la recherche et de l'innovation au sein du MENSR. Ainsi, sur 436 projets de recherche candidats, 171 ont été sélectionnés pour être financés. Ces projets portant sur des domaines très divers (sciences de la terre, informatique, sciences sociales, etc.) sont suivis par un jury international de 88 scientifiques pour que chaque Labex puisse mieux orienter ses actions.

 

Une meilleure structuration de la recherche

 

Le 4 juin, les LabEx se sont réunis à Paris pour un bilan de mi-parcours. Chacun d'entre eux avait reçu 900 000 € par an en moyenne (soit un total d'environ 578,8 M€ au 31 décembre 2014 pour l'ensemble des projets). Outre l'avancement scientifique, le panel d'experts a relevé une structuration des pôles de recherche, le plus souvent organisés en régions, qui pourront dans quelques années rivaliser avec d'autres laboratoires de renommée internationale. « Les LabEx ont permis de rassembler les forces interdisciplinaires autour de thématiques transversales », constate Nathalie Mitev, maître de conférences à la London School Economics au Royaume-Uni et membre du jury. Cependant, ce bilan de mi-parcours a permis de mettre en lumière les difficultés rencontrées par certains LabEx, comme le relate Jean-Claude Latombe, autre membre du jury et professeur à l'Université américaine de Stanford : « Plusieurs laboratoires ont du mal à interagir avec les institutions d'enseignement auxquelles elles sont en contact. De plus, d'autres LabEx ont des difficultés à établir des connexions avec le monde industriel afin de valoriser leurs travaux de recherche ».

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