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Daiichi-Sankyo France veut capter les investissements sur le site d'Altkirch

À Altkirch, Aurélie Dureuil

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La filiale française du groupe pharmaceutique japonais affiche ses compétences afin d'attirer de nouvelles productions pour son usine alsacienne.

« Aujourd'hui, nous faisons partie de la stratégie globale du groupe, nous voulons montrer que nous avons les compétences, de la place et un positionnement européen », souligne Frédéric Boisivon, directeur général de Daiichi-Sankyo Altkirch (Haut-Rhin). Franck Telmon, président de Daiichi-Sankyo France renchérit : « Nous voulons attirer l'attention de notre maison-mère pour le développement de futurs produits en phase II ou phase III d'essais cliniques ». À l'occasion des 40 ans du site européen de production de principes actifs du groupe japonais, les dirigeants français ont ainsi détaillé leur stratégie.

L'usine d'Altkirch emploie 37 personnes sur un terrain de 42 000 m2. Cinq principes actifs y sont produits, notamment pour la préparation de médicaments anti-inflammatoires sous forme de pommades contre les rhumatismes et les hématomes. Agréée FDA, Anvisa, et ANSM, l'usine affiche une capacité annuelle de production d'environ 5 tonnes de principes actifs. Elle a bénéficié d'investissements annuels de l'ordre de 800 000 euros ces dernières années, selon Frédéric Boisivon. Il s'agissait de « moderniser l'usine et anticiper les besoins futurs, avec l'objectif d'être à la pointe sur les produits existants », précise-t-il. Pour les années à venir, les investissements vont se poursuivre sur le site alsacien. « Un million d'euros par an est prévu sur les cinq ans qui viennent, hors nouveaux projets », souligne le directeur du site. Et les nouveaux projets, la filiale France espère bien en capter. D'abord en 2014, le groupe a signé « un contrat commercial sécurisant la fourniture du site auprès de ses clients nord-américains ». Cet accord « garantit l'activité du site sur un minimum de 10 ans », selon Daiichi-Sankyo. La filiale française se positionne également au niveau du développement pharmaceutique, comme en témoigne Franck Temon. « Nous avons mis en place des relations avec la maison- mère et le pharmadev basé à Londres qui rendent possible les discussions ». Cette volonté d'attirer des projets sur le site alsacien s'inscrit dans la stratégie de la filiale française qui souligne son positionnement dans le groupe. Avec un chiffre d'affaires de plus de 120 M€ en 2013, Daiichi-Sankyo France « représente la première filiale européenne du groupe devant l'Allemagne ». Pourtant les années à venir s'annoncent difficiles. En effet, le portefeuille de Daiichi-Sankyo France repose à 75 % sur la famille de l'olmésartan, dont plusieurs brevets vont tomber dans le domaine public en 2017-2018. D'où l'importance d'attirer de nouveaux produits et de nouvelles productions sur le territoire. Au niveau du développement clinique, la France s'est positionnée dans deux essais cliniques de phase III pour edoxaban, un anticoagulant oral direct. « L'AMM européenne est attendue pour début 2015 et ensuite en France début 2016 », selon Franck Telmon. Un futur relais de croissance pour la filiale française qui s'est restructurée cette année pour « soutenir le lancement » de ce produit, selon le dirigeant. La réorganisation a concerné la suppression de 150 postes, « pratiquement que des départs volontaires », précise Franck Telmon. Les effectifs de la filiale française sont ainsi portés à 360 personnes.

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