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D&A signe un accord avec Grupo Juste

A.F.

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La société française D&A Pharma, spécialisée dans le développement de traitements des addictions, avance ses pions.

Elle vient de signer son premier accord de licence avec l'Espagnol Grupo Juste. La société hispanique a obtenu les droits de commercialisation d'Alcover (oxybate de sodium) en Espagne mais aussi dans 9 pays d'Amérique centrale : Nicaragua, Panama, Costa Rica, Salvador, Honduras, Guatemala, Belize et République Dominicaine. Ce produit sera fabriqué par D&A dans son centre de R&D et de production d'Houdan (Yvelines) puis distribué à Grupo Juste. En échange, le laboratoire espagnol versera à D&A un paiement initial de « plusieurs millions ». La société française pourra également percevoir des paiements d'étape, dont le montant n'a pas été dévoilé, ainsi que des redevances sur les ventes.

L'Alcover est un traitement de l'alcoolo- dépendance qui est commercialisé sous forme liquide en Italie depuis 1991 par CT Laboratorio Farmaceutico. En 2007, D&A a racheté la licence d'Alcover au niveau mondial, à l'exception de l'Italie et de l'Autriche. Le laboratoire français a ensuite développé une nouvelle forme galénique sèche et sécurisée. L'Alcover contient de l'oxybate de sodium, ou GHB, une substance connue comme « la drogue du violeur ». « Il s'agit en fait d'un abus de langage. Lorsqu'il y a un problème d'agression sexuelle, on retrouve souvent un cocktail d'alcool et de benzodiazépines mais presque jamais de GHB », a précisé Patrice Debrégeas, le président de D&A, qui a aussi cofondé la société Ethypharm. Mais pour éviter un risque de mésusage, D&A a développé ce médicament sous forme de microganules insolubles. « La GHB est une molécule classée comme psychotrope qui est soumise à la même réglementation que les psychotropes », a ajouté Patrice Debrégeas.

L'Alcover sous forme sèche vient d'achever une étude de phase IIb/III. La société prévoit de déposer en novembre une demande d'AMM dans 29 pays européens via une procédure décentralisée. Concernant les États-Unis, le président de D&A ne vise pas d'AMM avant « deux à cinq ans ». « Ce sera plus compliqué, on va nous demander des études supplémentaires, nécessitant un gros budget », explique-t-il. La société ne prévoit pas d'augmenter, pour le moment, ses capacités de production, en vue du futur lancement commercial d'Alcover. « Nous disposons d'une unité semi-industrielle qui pourra couvrir les besoins de 100 000 patients », a indiqué Julien Guiraud, directeur général adjoint de D&A Pharma. En dehors de l'Alcover, D&A se concentre sur deux autres programmes dans le traitement des addictions : le MAL dans la dépendance aux opiacés qui va démarrer une étude de phase II et l'ASB, en phase I d'essais cliniques dans l'addiction à la cocaïne. La société familiale emploie actuellement 40 personnes, réparties entre son siège social à Paris et son centre de R&D et production à Houdan. Elle détient 9 familles de brevet, dont 5 pour l'Alcolver.

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