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Création d'Isaltis, issu de SPCH

J.C.

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Un nouveau pur player entre en scène dans le domaine de la chimie fine en France. La Société des Produits Chimiques d'Harbonnières (SPCH) a filialisé sa chimie fine, la société Bernardy, et l'a entièrement cédée à une nouvelle PME : Isaltis. SPCH ne sera pas actionnaire majoritaire dans le capital d'Isaltis. C'est le capital-risqueur français Orium, spécialiste des PME industrielles françaises, qui détient aujourd'hui plus de 51 % du capital. Les liens seront toutefois étroits puisque Jean-Michel Alarcon, directeur général de SPCH est devenu président d'Isaltis. « Pour SPCH, l'intention clairement affichée est d'offrir à nos deux activités chimie de base et chimie fine les moyens nécessaires à leur développement à la fois en terme de taille critique et de visibilité sur les marchés servis. Ce partenariat avec Orium permet de dégager les ressources nécessaires à la croissance rapide de la chimie fine », justifie le dirigeant. L'ensemble des éléments financiers de l'opération n'ont pas été divulgués.

Acquisition imminente d'une société de chimie finie

Isaltis va recenser pour le moment 45 salariés et représenter un chiffre d'affaires de 8 millions d'euros (prévision 2011), dominé par les productions dans les domaines de la pharmacie, de la parapharmacie et des cosmétiques, qui représentent environ 60 % du périmètre. Les 40 % restants des activités s'adressent à la pyrotechnie et à l'automobile principalement, notamment pour des applications en cartoucherie, dans les amorceurs d'airbags, ou les additifs polymères. « Isaltis est fortement positionné dès à présent sur le segment des sciences de la vie », précise Jean-Michel Alarcon, un segment déjà en très forte croissance depuis trois ans au sein de Bernardy. Et cette spécialisation devrait s'accroître alors que le périmètre d'Isaltis devrait changer très prochainement. « Nous espérons annoncer dans les prochaines semaines la réalisation d'un projet d'acquisition, toujours en France. Une acquisition qui permettrait à Isaltis de tripler sa taille actuelle et qui renforcerait encore l'ancrage dans les sciences de la vie », explique Jean-Michel Alarcon. Dans un avenir proche, Isaltis devrait privilégier une stratégie de croissance externe pour rapidement monter en puissance. Mais la société souhaite aussi axer ses investissements en croissance organique pour développer de nouveaux produits et ses capacités. En attendant, Isaltis a hérité du site industriel de SPCH implanté à Thénioux, dans le Cher. Le site est approuvé par l'Afssaps pour la production de composés à usage pharmaceutique et produit selon les normes BPF (bonnes pratiques de fabrication). Les capacités du site vont de quelques dizaines de kilos à plusieurs centaines de tonnes selon les lignes de produits. En l'occurrence, des sels de métaux de haute pureté, notamment alcalins et alcalino-terreux.

De son côté, SPCH conserve, seul cette fois, toutes ses activités de chimie de base. Soit ses productions de dérivés de la soude et de la potasse ainsi que des dérivés chlorés inorganiques, ainsi qu'un atelier de condition- nement en doses souples de PVC sur son site d'Harbonnières (Somme). Sans sa chimie fine, SCPH représente aujourd'hui 75 salariés et un chiffre d'affaires pour 2011 compris entre 20 et 22 M€.

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